(Québec) Malgré l’abolition de 5000 postes de fonctionnaires d’ici quatre ans, le nombre d’employés de l’État augmentera sous le gouvernement Legault en raison des embauches dans les réseaux de l’éducation et de la santé.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

C’est ce qu’a mis en relief le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, lors de l’étude de ses crédits budgétaires en commission parlementaire, mercredi.

Comme la Coalition avenir Québec l’a promis en campagne électorale, 5000 « postes administratifs » seront coupés dans les ministères, donc dans la fonction publique, d’ici la fin du mandat. Pour l’année en cours, on parle d’une réduction de 1311 postes.

L’État compte 68 700 fonctionnaires « équivalents temps complet » (ETC), comme le veut le jargon du Trésor. C’est 4000 de plus de plus qu’il y a deux ans, révèlent les documents budgétaires.

La coupe de 5000 postes en quatre ans « se fait assez facilement », a affirmé Christian Dubé. Le gouvernement agira « par attrition », en profitant des départs à la retraite. Entre 13 000 et 15 000 employés partent chaque année, a-t-il indiqué.

Or, l’État augmentera globalement ses effectifs au cours des prochaines années. Il embauchera du personnel dans les réseaux de l’éducation et de la santé principalement.  

Ainsi, pour 2019-2020, malgré l’abolition de 1311 postes, le nombre d’employés de l’État connaîtra une hausse. « Une croissance de 15 478 ETC, ou de 3,1 %, des effectifs est prévue, portant ce nombre à 514 778 », peut-on lire dans les documents du Trésor.

Christian Dubé a signalé qu’une augmentation semblable a été enregistrée pour chacune des deux dernières années.

D’ailleurs, le nombre d’enseignants a bondi de 8 % depuis 2015-2016 pour atteindre 80 325 ETC en 2018-2019. Une hausse semblable (7 %) est survenue chez le personnel infirmier. Son contingent se chiffre à 66 194 ETC.