(Québec) Le gouvernement Legault ne légifèrera pas pour interdire l’utilisation du «Bonjour-Hi» dans les commerces du Québec.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Le cabinet du premier ministre François Legault a confirmé lundi qu’aucune loi ne sera déposée en ce sens à l’Assemblée nationale. Québec souhaite tout de même sensibiliser la population au fait que le mot «bonjour» est universellement reconnu et devrait être priorisé, a-t-on suggéré, faisant écho à plusieurs motions qui ont été adoptées ces dernières années au parlement.

Lors d’une mêlée de presse, vendredi dernier, le ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette, n’avait pas fermé la porte à légiférer pour interdire aux commerçants privés l’utilisation du «Bonjour-Hi». Lors d’une conférence de presse dans sa circonscription, lundi, M. Jolin-Barrette a précisé qu’il souhaitait plutôt mettre en place des «incitatifs» pour que les commerces utilisent le mot «bonjour» seulement.  

«Le gouvernement du Québec doit prendre toutes les mesures, tous les incitatifs pour faire en sorte que les personnes soient accueillies en français dans les différents commerces, mais on ne légifèrera pas sur la question unique du bonjour-hi», a-t-il dit.