(Vancouver) Un livre de l’ancienne ministre de la Justice et procureure générale Jody Wilson-Raybould sera publié le 20 septembre, selon son éditeur.

La Presse canadienne

Le livre, intitulé From Where I Stand: Rebuilding Indigenous Nations for a Stronger Canada, sera publié par Purich Books — qui fait partie des presses de l’Université de la Colombie-Britannique.

Un communiqué de presse promet un ouvrage franc, passionné et optimiste pour tous les Canadiens.

Par ce livre, Mme Wilson-Raybould appelle les peuples autochtones et non autochtones à poursuivre sur la lancée du processus de réconciliation, à défaut de quoi des avancées pourraient être effacées.

Mme Wilson-Raybould est maintenant députée indépendante de Vancouver-Granville et a été chef régionale de la Colombie-Britannique, en plus de ses rôles de ministre de la Justice et de procureure générale du Canada.

Purich Books affirme que Mme Wilson-Raybould, aussi connue sous le nom de Puglaas en kwak’wala, s’appuie sur ses discours et d’autres écrits pour le livre.

Mary Ellen Turpel-Lafond, professeure de droit à l’Université de la Colombie-Britannique et directrice du Centre de dialogue et d’histoire des pensionnats indiens, estime qu’il s’agit d’une lecture incontournable.

«Puglaas partage une compréhension claire de notre origine, des problèmes à résoudre et des voies vers un avenir transformé», a-t-elle affirmé dans un communiqué.

«Après avoir été témoin de son courage et de sa capacité remarquables en tant que procureure générale du Canada et de sa détermination à faire ce qui est juste sans succomber à une pression politique implacable, Puglaas se tient debout parmi les Canadiens en tant que personne pour qui la vérité, la réflexion et les principes ne sont pas de simples mots — mais des valeurs pour soutenir un type différent de politique», a-t-elle fait valoir.

Mme Wilson-Raybould a été la première ministre de la Justice autochtone au Canada avant que le premier ministre Justin Trudeau ne la réassigne au portefeuille des Anciens Combattants en janvier.

Elle a ensuite révélé croire que ce remaniement était motivé par son refus d’intervenir dans les poursuites contre le géant québécois du génie SNC-Lavalin. Elle a finalement démissionné du cabinet.

M. Trudeau a nié tout acte répréhensible, mais a admis qu’il y avait une «érosion de la confiance» entre son bureau et Mme Wilson-Raybould.