(Québec) Pierre Moreau n’a pas l’intention de se lancer dans la course à la succession de Philippe Couillard. Même si André Fortin, un candidat prévisible, s’est désisté cette semaine, les conditions qui avaient amené l’ancien ministre libéral à tourner le dos à la politique n’ont pas changé, explique à La Presse le principal intéressé.

Denis Lessard Denis Lessard
La Presse

« Franchement, je ne suis pas là-dedans du tout ! Je ne fais pas de téléphones, je viens de commencer comme associé-directeur d’un cabinet d’avocat. En décembre, j’ai expliqué en long et en large pourquoi je ne serais pas de la course, ce ne sont pas les intentions de M. Fortin qui m’ont influencé », explique M. Moreau.

Ce dernier s’insurge qu’un chroniqueur de TVA ait pu laisser entendre qu’il réfléchissait à son avenir. « Il m’a dit: comment allez vous ? Je lui ai dit: je vais bien, je suis très occupé, on peut se parler la semaine prochaine ? C’est devenu : j’ai eu des échanges avec Pierre Moreau, il est en réflexion ! »

En décembre, M. Moreau soulignait qu’au début de la soixantaine, sans circonscription, il n’avait pas le goût d’un retour en politique qui l’amènerait à attendre dans quatre ans les prochaines élections. M. Moreau avait aussi eu des ennuis de santé importants. Aussi battu dans Châteauguay, il aurait eu à se trouver une circonscription à la faveur d’une élection complémentaire, rappelle-t-il.

Vendredi matin, un autre journaliste soutenait que son ancien chef de cabinet, Pierre Paquin, faisait des appels pour sonder comment serait reçue une candidature Moreau. « Pierre Paquin m’a dit qu’il ne faisait aucun appel, en revanche, j’ai eu une tonne de coups de fils. »