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Daniel Audet (1961-2012): au service d'un Québec souverain et prospère

«C'était un homme d'une profondeur intellectuelle remarquable, qui... (Photo: Robert Mailloux, archives La Presse)

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«C'était un homme d'une profondeur intellectuelle remarquable, qui savait aussi être pragmatique», dit l'ancien premier ministre Bernard Landry en parlant de Daniel Audet (notre photo).

Photo: Robert Mailloux, archives La Presse

Didier Bert
La Presse

Daniel Audet était écouté des personnalités politiques et des décideurs économiques de tous partis. Ce conseiller aussi brillant qu'attachant s'est éteint le 18 juin à l'âge de 51 ans, après une lutte de cinq années contre la maladie.

«C'était un homme d'une profondeur intellectuelle remarquable, qui savait aussi être pragmatique», résume Bernard Landry, qui l'a recruté comme chef de cabinet quand il est devenu vice-premier ministre en 1994.

En 2000, Bernard Landry nomme Daniel Audet au poste de délégué général du Québec à Londres. Le jeune homme y développe des contacts tous azimuts. «Je ne l'ai jamais vu se quereller avec quiconque. Tout le monde l'aimait et il aimait tout le monde.»

Daniel Audet a aussi mené une carrière en entreprise, comme vice-président aux affaires corporatives chez Vidéotron et président du cabinet de relations publiques National.

Retour en politique

En 2005, il revient en politique comme conseiller d'André Boisclair. Les deux hommes se connaissent depuis leurs études à l'Université de Montréal. Après un bac en philosophie, Audet y fait son droit, alors que Boisclair étudie l'économie. «Daniel avait une pensée très claire. Il désespérait de voir le Québec s'appauvrir. Il souhaitait des politiques économiques plus musclées, avec davantage de compétition dans le secteur privé», souligne André Boisclair, qui rend hommage à «un homme extraordinairement généreux, un homme du monde à l'esprit vif et fin».

En mai 2007, Daniel Audet est nommé premier vice-président au Conseil du patronat du Québec (CPQ). «Quelques semaines plus tard, il a eu un premier problème de santé, puis on lui a diagnostiqué une tumeur au cerveau», se rappelle Yves-Thomas Dorval, président du CPQ. Alors que la médecine lui laisse quatorze mois à vivre, Daniel Audet se lance dans une lutte contre le temps. «Il a voulu rester vivant pour accompagner sa fille jusqu'à l'adolescence», explique Bernard Landry.

Réseau inestimable

Les réseaux de Daniel Audet se mettent en oeuvre pour l'aider dans sa lutte. Leur soutien, moral et financier, lui donne accès à un traitement expérimental du Massachusetts General Hospital de Boston. Le protocole lui permet de retrouver son activité professionnelle, non sans mal.

Daniel Audet laisse deux enfants, Gabriel et Marion, ainsi que sa conjointe Zeubin Irani.




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