La ministre de la Sécurité publique a déclaré à la radio ce matin qu’aucune accusation criminelle ne serait déposée contre le chef de la Sûreté du Québec Martin Prud’homme, relevé de ses fonctions il y a plus d’un an après avoir été la cible d’allégations criminelles. Une enquête est toutefois toujours en cours sur de potentiels manquements éthiques ou déontologiques.

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

« Le DPCP a rendu sa décision comme quoi il n’y aurait pas d’accusations criminelles », a déclaré la ministre Geneviève Guilbault, en entrevue avec l’animateur Paul Arcand au 98,5 FM.

« Pour la suite, c’est le secrétariat des emplois supérieurs qui mène une enquête en ce qui a trait à de potentiels manquements éthiques ou déontologiques. Donc, c’est comme la deuxième partie de l’enquête, si on veut », a-t-elle expliqué.

« Évidemment, les hauts dirigeants de l’État sont tenus à certaines obligations éthiques et déontologiques », a souligné Mme Guilbault, qui dit ne pas être tenue au courants des détails internes du processus. Elle a toutefois expliqué que M. Prud’homme a été rencontré récemment dans le cadre de ce processus.

Martin Prud’homme a été relevé de ses fonctions le 6 mars 2019, après une « allégation relative à des infractions criminelles », qui n’a jamais été rendue publique. Depuis, il est à la maison, avec solde, à attendre.

« Je ne sais pas ce qu’on me reproche », disait-il encore à La Presse lors d’un bref entretien, au début du mois de mars.