« Quelqu’un est en crise, il est en train de tout détruire dans son appartement. »

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

À l’ouverture de l’enquête publique sur la mort de Pierre Coriolan, tué à Montréal lors d’une intervention policière en juin 2017, deux appels au 911 ont été entendus en audience.

Deux voisins ont appelé les secours, les deux précisant que M. Coriolan était en crise. Le premier citoyen a dit aux services d’urgence que M. Coriolan avait des problèmes de santé mentale, l’autre, qu’il était en psychose et qu’il avait un bâton.

Le travail de quatre policiers impliqués dans l’intervention, de même que de deux policiers qui en ont été témoins (tous du Service de police de la Ville de Montréal) sera notamment examiné au cours de l’enquête publique.

Selon les policiers, M. Coriolan avait en main un tournevis et un couteau. Les policiers ont d’abord visé M. Coriolan avec une arme à impulsion électrique, puis avec des armes à feu (au moins deux, selon ce qui a été dit lundi matin).

La fille de la victime a été informée de la mort de son père une vingtaine d’heures plus tard.

Les policiers n’ont pas été accusés dans cette affaire.

À noter que l’intervention policière a été filmée par un citoyen.