Une Lavalloise de 26 ans a été accusée de terrorisme, hier. Mouna Diab est soupçonnée d'avoir acheté des pièces d'armes pour ensuite les avoir exportées au Hezbollah, au Liban.

Émilie Bilodeau LA PRESSE

La jeune femme faisait déjà face à certaines accusations depuis le mois d'octobre 2011 pour avoir envoyé des pièces d'armes vers ce pays, mais de nouveaux éléments d'enquête ont permis de porter cette nouvelle accusation criminelle hier.

Mouna Diab a été arrêtée à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau le 19 mai 2011. Elle est soupçonnée d'avoir fait affaire avec un contact au Liban pour l'exportation de pièces d'armes de type AR-15. Lors de son arrestation, les policiers ont effectivement découvert des armes dans ses bagages. La femme aurait également caché des composantes de fusil semi-automatique dans les bagages de personnes qu'elle connaissait.

«D'après la preuve colligée, il est également allégué qu'elle expédiait les armes en pièces détachées par l'entremise de voyageurs de sa communauté qui se rendaient au Liban. Les victimes ignoraient le contenu des colis qu'elles transportaient pour l'accusée», a expliqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans un communiqué de presse publié hier.

Le Hezbollah figure sur la liste des organisations terroristes du Canada depuis le 10 décembre 2002. « [C'est] un groupe qui est principalement impliqué dans des activités de soutien logistique et opérationnel et dans le financement destiné à des fins terroristes outre-mer», indique le communiqué.

C'est à la suite d'une enquête sur des achats de pièces d'armes de type AR-15 dans la région de Montréal, menée conjointement par la GRC, la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal, que les policiers ont arrêté Mme Diab.

Rappelons que Mouna Diab s'était rendue à Hérouxville avec un groupe de femmes au début de l'année 2007. Sa visite faisait suite à l'écriture d'un code de vie controversé. Arrivées voilées, ces femmes voulaient détruire certains préjugés contre les musulmans et le terrorisme.

Elle risque une peine d'emprisonnement de 10 ans.