Un avion Beechcraft King Air 100 s'est écrasé vers 6h mercredi matin quelques minutes seulement après son décollage de l'Aéroport de Québec, tuant les sept passagers et membres d'équipage à son bord.

Jean-François Néron LE SOLEIL

L'appareil de l'entreprise Aéropro en direction de Sept-Îles venait tout juste de quitter la piste lorsque des ennuis de moteur se seraient présentés. L'avion, qui peut contenir jusqu'à huit passagers, s'est écrasé à environ deux kilomètres en bout de piste sur un terrain privé qui borde le rang Notre-Dame à L'Ancienne-Lorette.

Le contact au sol s'est fait dans un bosquet, tout près d'une grange située seulement à quelque 100 pieds de la résidence de l'ex-joueur des Nordiques, Mario Marois.

Lors du crash, l'appareil a pris feu, consumant la carlingue et les gens qui y prenaient place, confirme le chef pompier Daniel Wagner du service des incendies de la Ville de Québec. À leur arrivée, un panache de fumée noire s'échappait du lieu de l'accident. Avec l'aide des sapeurs de l'aéroport, ils ont éteint le brasier, sans pouvoir porter secours aux occupants.

«Nous avons constaté la mort évidente des personnes qui se trouvaient à l'intérieur», explique-t-il.

Les voisins immédiats n'ont pas été sans se rendre compte qu'il se passait quelque chose d'étrange avant même le crash. «J'étais dans la maison lorsque j'ai entendu comme un bruit de moteur bizarre, un genre de toussotement. J'ai entendu l'impact et vu la fumée qui se dégageait», raconte Denis Guay, qui a immédiatement appelé le 911.

En plus des pompiers, le service d'identité judiciaire de la police de Québec et des enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports étaient sur place tôt mercredi matin pour faire une expertise de l'appareil. Les circonstances qui ont conduit à la tragédie demeurent troubles.

Cellule d'urgence

Pas plus tard que lundi soir, les membres de la cellule d'urgence de l'agence de la santé de la Capitale-Nationale ont fait un exercice simulant un écrasement d'avion à l'aéroport international Jean-Lesage. Ainsi, dès que l'appel est rentré, vers 6 h 10, tout le monde était prêt à agir, a indiqué en matinée Pierre Lafleur, porte-parole de l'agence et lui-même participant à ce groupe.

Les hôpitaux de la région ont aussitôt été mis en alerte pour se préparer à accueillir un grand nombre de blessés. Malheureusement, l'information a vite suivi qu'il n'y avait aucun survivant.

Dès lors, ce sont des supports psychosociaux qui ont été offerts aux proches, dans les bureaux du service aérien gouvernemental. Assez rapidement, une première famille s'est manifestée, a-t-il dit.

Avec la collaboration de Claudette Samson  

Yves Tremblay, photohelico.com

Le contact au sol s'est fait dans un bosquet, tout près d'une grange située seulement à quelque 100 pieds de la résidence de l'ex-joueur des Nordiques, Mario Marois.