Le syndicat qui représente les pompiers de Montréal annoncera mardi son appui à la réélection de la mairesse Valérie Plante et de son équipe. Celle-ci juge d’emblée qu’il s’agit « d’un appui de taille en lien avec le dossier de la sécurité publique ».

Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

L’exécutif syndical de l’Association des pompiers de Montréal (APM) se présentera ainsi aux côtés de la mairesse pour annoncer sa décision, a pu confirmer La Presse.

C’est le réseau Radio-Canada qui a d’abord publié l’information, en après-midi lundi. Plus tôt dans la journée, dans lettre transmise par l’APM à Projet Montréal pour confirmer le ralliement du syndicat aux troupes de Mme Plante, le syndicat a en effet souligné l’excellente collaboration de l’administration Plante depuis 2017, entre autres lors des épisodes d’inondations importantes en 2017.

Mme Plante a d’ailleurs convoqué les médias mardi avant-midi, afin d’annoncer « un appui de taille en lien avec le dossier de la sécurité publique » devant la caserne de pompiers du Palais des congrès de Montréal, à la limite du Vieux-Montréal et du quartier chinois. Elle y soulignera l’importance de l’appui de ce syndicat, qui représente plus de 2000 salariés dans la métropole.

Rappelons que la Ville et le syndicat avaient l’an dernier conclu une entente pour renouveler la convention collective des pompiers montréalais, et ainsi s’adapter aux nouvelles réalités de la pandémie de COVID-19.

Un historique

Avant l’arrivée de Valérie Plante, l’APM avait entretenu des relations extrêmement difficiles avec l’administration Coderre entre 2013 et 2017. La réforme des retraites des employés municipaux a mené à des altercations fréquentes entre le maire et le syndicat.

En août 2014, le saccage de l’hôtel de ville de Montréal auquel avaient participé plusieurs pompiers avait notamment mené au congédiement de six pompiers impliqués dans l’évènement. À l’époque, le maire Denis Coderre s’était carrément enfermé dans son bureau, alors qu’il était assiégé par des fonctionnaires mécontents qui craignaient de voir leur pension amputée à la retraite.

Valérie Plante et son administration, de leur côté, ont des relations beaucoup plus difficiles avec la Fraternité des policiers de Montréal (FPM), qui critique fréquemment leur approche en matière de sécurité publique. En avril, son président Yves Francœur avait dénoncé « le manque de pragmatisme du parti au pouvoir à Montréal en matière de police », dans la foulée de l’adoption d’une proposition par les membres de Projet Montréal ayant pour but de « revoir la nécessité que tous les agents du corps policier portent une arme à feu ». Cet été, M. Francœur a aussi fait une sortie pour réclamer des effectifs accrus et un meilleur appui de la part de l’administration municipale.

La FPM n’a toujours pas offert d’appuis publics à un parti ou à un autre dans cette campagne. L’organisme n’avait pas donné suite à nos demandes à ce sujet lundi, au moment d’écrire ces lignes.