Le Tribunal administratif du travail somme les employés d'entretien de la STM de mettre fin à leurs moyens de pression réduisant le nombre d'autobus disponibles.

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN LA PRESSE

Le transporteur montréalais a porté plainte la semaine dernière contre le Syndicat du transport de Montréal, représentant les employés d'entretien, disant constater un ralentissement de leur prestation de travail. Après avoir entendu les parties les 14 et 15 février, le Tribunal déclare illégal le ralentissement de travail exercé par les employés.

Le juge administratif donne raison à la STM qui disait avoir constaté une diminution du nombre d'autobus disponibles malgré une hausse des heures travaillées. À un moment, pas moins de 30 % des autobus de la STM étaient immobilisés, trop peu pour assurer le service prévu. « Par exemple, le 4 février dernier, 1 270 autobus étaient disponibles alors que 1 424 sont requis en cette période de l'année », illustre la décision du juge administratif Alain Turcotte.

Ce dernier reconnaît que plusieurs éléments pourraient expliquer une variation du nombre d'autobus en circulation, « mais pas de l'ampleur de celle qui est constatée ».

Si le syndicat ne se conforme à l'ordonnance, le juge administratif prévient que des sanctions pourront être appliquées, ceci représentant un outrage au tribunal.