Le nombre d’interventions d’urgence des pompiers de Montréal à titre de premiers répondants a diminué de 8 % depuis deux ans, révèle le rapport d’activités 2018 du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM).

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Au cours de la dernière année, les pompiers premiers répondants ont apporté des soins préhospitaliers avant l’arrivée des techniciens ambulanciers paramédicaux 6839 fois de moins qu’en 2016, pour un total d’interventions de 78 508 contre 85 347. C’est la deuxième année consécutive que l’on note une baisse du nombre de ce type d’interventions. Le service de premiers répondants existe sur l’île de Montréal depuis 2007.

En 2018, les pompiers premiers répondants ont été appelés à la rescousse pour faire face à de nombreuses situations dont la plus fréquente a été des problèmes respiratoires (13 496). Ils sont également intervenus pour des douleurs thoraciques (12 750), pour aider des personnes inconscientes (10 960) et lors d’accidents de la route (6987). Leur travail les a amenés à agir lors d’overdose ou d’ingestion de poison (2426), de réactions allergiques (1617) et même lors de grossesses/accouchements (620). Les premiers répondants montréalais ont agi deux fois plus souvent qu’en 2017 dans des situations ou une personne était en arrêt cardiaque ou respiratoire, soit à 3062 reprise comparativement à 1460.

Globalement, les interventions d’urgence du SIM ont diminué l’année dernière pour s’établir à 127 902, rejoignant ainsi le niveau de 2015 (127 059). Les statistiques laissent voir également une diminution des fausses alertes/annulations pour une intervention, qui sont passées de 9332 en 2016, à 9318 en 2017 puis à 8857 en 2018. Quant aux incendies majeurs et mineurs, leur nombre est demeuré stable.

C’est au centre-ville que les pompiers sont intervenus le plus souvent en 2018, soit à 15 322 reprises. Suivent les arrondissements de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (9761) et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (9306).

Dix personnes ont perdu la vie dans un incendie l’année dernière. Les articles de fumeur ont été la principale source d’incendie mortel.

Mardi prochain, le SIM présentera en détail son rapport d’activités devant la Commission de la sécurité publique. Il s’agit d’une séance publique au cours de laquelle la population peut intervenir afin de poser des questions.

Le SIM en quelques chiffres en 2018

• 330,2 millions : budget de fonctionnement

• 1172 : nombre d’incendies de bâtiments

• 2694 : employés, dont 334 civils et cadres

• 328 828 $ : coût d’achat de 110 défibrillateurs