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Tarification sociale des transports: les villes défusionnées veulent pouvoir se retirer

Les maires des municipalités défusionnées de Montréal souhaitent... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Les maires des municipalités défusionnées de Montréal souhaitent pouvoir se retirer du projet de tarification sociale proposé par la mairesse Valérie Plante, visant à réduire la facture de transports en commun pour les usagers à faible revenu.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse

Les 15 villes défusionnées de Montréal souhaitent pouvoir se retirer du projet de tarification sociale proposé par la mairesse Valérie Plante. Pour elles, la priorité devrait aller à améliorer les services de transports en commun.

L'Association des municipalités de banlieue (AMB), qui regroupe les 15 villes liées à Montréal, a récemment fait part de ses « réserves » face au projet de tarification sociale. En campagne électorale, Valérie Plante avait proposé de réduire la facture pour les usagers à faible revenu, une mesure à l'étude par l'Autorité régionale de transport métropolitain, qui établit les tarifs.

Les maires des municipalités défusionnées estiment toutefois que le monde municipal n'a pas à financer une telle mesure de redistribution de la richesse. Pour eux, cette tâche doit plutôt revenir au gouvernement québécois.

« On n'est pas contre la tarification sociale, mais il y a beaucoup d'autres aspects qui devraient avoir la priorité », estime Beny Masella, maire de Montréal-Ouest et président de l'AMB.

S'il revient à Québec de payer, les villes liées estiment aussi que l'implantation de la tarification sociale ne doit pas se faire au détriment des importants investissements nécessaires dans les transports en commun.

En cas de refus de la part de Québec de payer pour la tarification sociale, l'AMB croit que les villes devraient avoir le droit de se retirer si elles sont appelées à payer. 

« Nous souhaitons que les municipalités puissent se prévaloir d'une clause d'opting out à la tarification sociale. »

- Extrait d'une lettre de l'Association des municipalités de banlieue envoyée à la Ville de Montréal

L'organisation juge un tel mécanisme d'autant plus important qu'un tel « programme bénéficierait essentiellement à la Ville de Montréal ». Les municipalités qui se retireraient n'auraient pas accès aux tarifs réduits, mais n'auraient pas à payer pour la mesure.

L'AMB s'interroge aussi sur l'attention accordée à la tarification sociale, alors que plusieurs secteurs de l'île sont mal desservis. « On ne reçoit pas le niveau de services pour ce qu'on paie », dit M. Masella.

Une étude demandée

Les élus entretiennent aussi des doutes sur l'efficacité réelle de la tarification sociale. Ils demandent qu'une étude démontre « le pourcentage de citoyens qui utilisent leur automobile plutôt que le transport collectif pour des raisons financières et de chiffrer les hausses d'une tarification sociale sur l'achalandage ».

Alors que Montréal souhaite s'inspirer de Calgary, qui offre une réduction sur la carte mensuelle aux gens à faible revenu, les villes liées estiment qu'une telle gestion est trop lourde.

Alors qu'une carte mensuelle à tarif ordinaire coûte 103 $, les gens gagnant moins de 12 700 $ par an paient 5,15 $ par mois. Une personne gagnant entre 12 700 $ et 21 500 $ paie 36,05 $ et la facture est de 51,50 $ pour des revenus de 21 500 $ à 25 300 $. Les seuils varient toutefois selon la taille des ménages. Ainsi, une famille de sept personnes a droit à un rabais de 50 % jusqu'à 67 000 $.

Les municipalités défusionnées préféreraient qu'il revienne à Revenu Québec d'accorder un crédit d'impôt dans la déclaration annuelle.




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