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Façade du Khyber Pass: «La Ville en veut à mon père»

Les propriétaires du Khyber Pass ont été forcés... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Les propriétaires du Khyber Pass ont été forcés de démolir une partie de la façade de leur restaurant. Sous le bois installé il y a une dizaine d'années, ils ont trouvé de la brique en bien mauvais état. 

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

La façade du célèbre restaurant afghan Khyber Pass du Plateau Mont-Royal a été à moitié démolie samedi à la demande de la Ville, qui a rejeté la solution de compromis proposée par le propriétaire.

«Malgré les nouveaux plans déposés en octobre, la demande de permis pour modifier la façade a été refusée au CCU le 20 novembre. Nous avons débuté le retrait de la façade afin de proposer un plan similaire aux commerces de la rue. Une belle victoire pour la Ville, mais à quel prix?», a écrit Nadia Ramisch, fille du propriétaire, sur Facebook.

Réactions d'internautes? «Pffffff», «N'importe quoi!», «Très triste», «Sérieusement!!!», «Ridicule», «Sauf que les autres commerces sont vraiment moches», «Oh noooonnnn!», «Mais quel non-sens»...

Dans l'espoir de sauver sa façade installée sans permis il y a neuf ans, le propriétaire du Khyber Pass, Faruk Ramisch, avait soumis un nouveau plan à l'arrondissement en septembre. Mais ce plan réalisé par Louis-Paul Lemieux de la firme 2Architectures n'a pas été accepté par le Comité consultatif d'urbanisme (CCU), qui a émis un avis défavorable il y a deux semaines.

«Le Comité accorde une grande importance au fait que les interventions visant l'architecture des façades commerciales ne soient pas liées, d'une manière ou d'une autre, à l'image corporative de l'occupant existant, et cela afin de favoriser la pérennité des interventions», peut-on lire dans la décision rendue le 20 novembre.

Autrement dit, la façade du restaurant afghan ne doit surtout pas rappeler l'Afghanistan.

Vérifier l'état du mur de briques

Le CCU a, du même coup, demandé au propriétaire de faire des «percées exploratoires» dans sa façade en bois pour vérifier l'état du mur de briques qui recouvre l'immeuble, rue Duluth. Résultat : le retrait de quelques planches laisse voir des briques peintes en blanc en bien piètre état. M. Ramisch a jusqu'à la mi-janvier pour soumettre une nouvelle proposition architecturale s'il veut conserver son permis, valide pour une période d'un an.

«Sur le plan esthétique, c'est vraiment laid. Les passants et les clients sont outrés», dit Nadia Ramisch.

Nouveau rebondissement, hier : les «percées» réalisées samedi sont jugées insuffisantes par la Ville. M. Ramisch va donc devoir poursuivre l'opération de démolition.

«Avant qu'un plan ne soit accepté, de nombreuses semaines peuvent s'écouler. On fait des percées qui nuisent à l'image du resto et on attend que la Ville accepte notre plan. Si le prochain plan est refusé, on a une façade en lambeaux et on doit vivre avec?», demande Nadia Ramisch, qui habite à deux pas du restaurant avec son conjoint et leurs trois enfants. «Je ne comprends plus rien!»

Nadia Ramisch admet que son père est fautif puisqu'il a fait construire sa façade sans permis. «Le problème, dit-elle, c'est qu'on ne peut rien faire pour réparer notre erreur. La Ville en veut à mon père, personnellement.»




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