La perte éventuelle du stationnement sur rue le long de la rue Sainte-Catherine Ouest doit être compensée par la construction de stationnements souterrains, estime la société de développement commercial Destination centre-ville.

Mis à jour le 21 nov. 2018
KATHLEEN LÉVESQUE LA PRESSE

« On n'est pas contre d'enlever des espaces de stationnement sur rue. Mais il faut les remplacer. Il faut avoir un plan de construction de stationnements souterrains comme dans toutes les grandes villes », a commenté hier André Poulin, directeur général de Destination centre-ville.

M. Poulin réagissait à l'intention de l'administration de la mairesse Valérie Plante de faire disparaître du paysage de l'artère commerciale, le stationnement de chaque côté de la rue. Pour l'instant, il s'agit d'un scénario pour lequel le conseil municipal a accordé un mandat lundi soir à la firme de génie CIMA+ et au cabinet d'architectes Provencher Roy.

Il était déjà prévu d'éliminer le stationnement sur rue dans la phase 1. Il est maintenant connu que l'administration Plante envisage que cet aménagement s'étende à la phase 2. Les analyses doivent être complétées l'été prochain.

Selon l'opposition officielle à l'hôtel de ville, le parti Ensemble Montréal, ce pourrait donc être 484 espaces de stationnement, plutôt que les 144 annoncés le printemps dernier, qui soient éliminés.

Fort de ses quelque 8000 membres (entreprises, commerçants, musées, salles de spectacles, hôtels, par exemple), Destination centre-ville défend l'idée d'avoir des stationnements souterrains depuis déjà quelques années dans le contexte du réaménagement complet de la rue Sainte-Catherine, entre la rue De Bleury et l'avenue Atwater. Lors des récents travaux de l'Office de consultation publique de Montréal concernant la transformation de l'avenue McGill College en place publique, l'organisme est revenu à la charge avec cette idée du stationnement souterrain.

« Qu'on arrête de nous dire qu'il y a du stationnement dans les tours à bureaux à proximité. Ils sont remplis. Et c'est bien beau de faire des promesses, mais l'ajout de transport collectif se fait lentement », a dit constater M. Poulin

Selon ce dernier, l'offre actuelle en transport en commun en périphérie de Montréal ne peut permettre un véritable accès à la rue Sainte-Catherine. « Si les gens préfèrent venir au centre-ville autrement qu'en transport en commun, il faut les accueillir. Sinon, ils prennent leur voiture pour aller ailleurs », a-t-il souligné.

Selon l'opposition officielle qui cite des données municipales, 63 % des personnes qui viennent magasiner sur Sainte-Catherine empruntent le transport en commun.

Le projet de réaménagement de la rue Sainte-Catherine a été modifié avec l'arrivée au pouvoir de l'administration Plante. La priorité a été accordée aux piétons.