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Le bras de fer se poursuit entre la Ville de Montréal et ses pompiers

Les autorités municipales accusent ses pompiers de mettre... (Photo David Boily, La Presse)

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Les autorités municipales accusent ses pompiers de mettre en moyenne 30 secondes de plus pour répondre à ses appels d'urgence depuis la fin de juin en guise de protestation contre le projet de loi 3.

Photo David Boily, La Presse

Ce n'est pas un mot d'ordre syndical, mais plutôt un changement de culture des employés pour respecter les règles de santé et sécurité au travail qui explique en partie l'augmentation du délai de réponse des pompiers cet été, a plaidé samedi l'Association des pompiers de Montréal devant la Commission des relations du travail.

Les règlements du Service de sécurité incendie (SIM) et le Code de la sécurité routière précisent que les pompiers ne doivent pas courir dans les casernes, qu'ils doivent s'habiller avant de monter à bord du véhicule d'urgence pour partir et s'arrêter complètement lorsqu'ils rencontrent des feux rouges en route. Or, appliquer ces règles - qui ne sont pas toujours respectées - allonge le délai de réponse, a expliqué le vice-président de l'Association des pompiers, Chris Ross, lors de son témoignage.

Les autorités municipales accusent ses pompiers de mettre en moyenne 30 secondes de plus pour répondre à ses appels d'urgence depuis la fin de juin en guise de protestation contre le projet de loi 3 sur la réforme des régimes de retraite. Un peu avant le témoignage du représentant syndical, samedi, Jean Barthelot, qui est cadre pour le SIM, a qualifié d'extrêmement préoccupants les retards observés cet été.

S'agit-il d'un moyen de pression? L'Association des pompiers rejette catégoriquement ces allégations. Selon son président, Ronald Martin, plusieurs facteurs permettraient d'expliquer ce constat.

«Il est clair qu'il y a un changement de culture qui est en train de s'opérer. Au printemps dernier, dans d'autres services d'urgence, des employés ont été suspendus ou même congédiés pour ne pas avoir respecté les règlements et le Code de la sécurité routière. Va-t-il falloir que les pompiers ne respectent pas les règles pour [améliorer le délai de réponse]?», a-t-il demandé ouvertement lors d'une mêlée de presse.

Dans sa plaidoirie, l'avocat du syndicat a mis en garde la commissaire France Giroux contre un jugement qui serait favorable à la position patronale.

«La Ville vous demande de cautionner le fait que des pompiers ne respectent pas des consignes de santé et sécurité au travail pour améliorer leur temps de réponse. En bref, on vous dit que le rôle des pompiers est de protéger la vie, mais si vous leur donnez raison, il deviendrait illégal d'agir légalement», a-t-il vivement plaidé.

De leur côté, les autorités municipales ont qualifié les explications du syndicat de «minces» et ont rappelé à plusieurs reprises que l'augmentation du délai de réponse des appels d'urgence avait un impact sur le coeur même du mandat des pompiers. «Chaque seconde compte», a-t-on rappelé à plusieurs reprises.

En fin de séance, la commissaire Giroux a indiqué qu'elle remettrait sa décision dans les «plus brefs délais».




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