(Ottawa) Plus de 400 chercheurs canadiens sur le climat et d’autres experts demandent à la ministre fédérale des Finances, Chrystia Freeland, de renoncer à la création d’un crédit d’impôt pour les compagnies qui construisent des installations pour capter et stocker le carbone.

Publié le 20 janvier
La Presse Canadienne

Mme Freeland a proposé d’instaurer ce crédit d’impôt pour les projets de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CUSC) lors de la présentation du budget de 2021 et le processus de consultation a pris fin tout juste avant Noël.

Dans une lettre envoyée à la ministre Freeland jeudi, on lui suggère de reléguer cette idée aux oubliettes puisque cela est perçu comme une façon de subventionner l’industrie du pétrole et du gaz, ce qui contredit la volonté du Canada de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

La professeure de géographie et génie civil Christina Hoicka de l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique, représente les signataires de la lettre dans laquelle on souligne que le captage et le stockage du carbone sont des procédés coûteux, qui n’ont pas fait leurs preuves et qu’ils vont prolonger le recours à l’énergie fossile plutôt que de travailler sur des alternatives misant sur l’énergie propre.

Le carbone capté et l’utilisation de systèmes pour réduire les émissions de CO2, émis principalement par de grandes industries polluantes, seraient soit enfouis profondément ou conservés pour utilisation future.

Mme Freeland avait indiqué que le crédit d’impôt ne s’appliquerait pas aux projets de récupération assistée du pétrole.