(Washington) Elles peuvent être présentes dans l’eau, l’air, la nourriture, les emballages ou encore dans les shampoings ou le maquillage… Les États-Unis ont annoncé lundi s’attaquer aux PFAS, des substances chimiques ultra-répandues, mais nocives pour la santé.

Agence France-Presse

L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a publié une feuille de route pour les trois prochaines années visant notamment à fixer des seuils maximums dans l’eau potable pour ces substances per-et polyfluoroalkylées, ou PFAS.

ILLUSTRATION : WIKIPÉDIA

Selon certaines études, l’exposition aux PFAS peut conduire à des problèmes de fertilité, des retards de développement chez les enfants, des risques accrus d’obésité ou de certains cancers (prostate, rein, testicule…), une augmentation du taux de cholestérol ou encore une diminution de la réponse immunitaire face à certaines infections ou après un vaccin.

Il en existe plusieurs milliers : leur point commun est de se désintégrer extrêmement lentement, ce qui leur vaut parfois le surnom de « produits chimiques éternels ». Une fois ingérées, elles s’accumulent dans l’organisme.

Selon certaines études, l’exposition aux PFAS peut conduire à des problèmes de fertilité, des retards de développement chez les enfants, des risques accrus d’obésité ou de certains cancers (prostate, rein, testicule…), une augmentation du taux de cholestérol ou encore une diminution de la réponse immunitaire face à certaines infections ou après un vaccin.

L’agence américaine prévoit de désigner certains PFAS comme « substances dangereuses » et de réclamer que les industriels qui en produisent fournissent des informations sur leur toxicité.

« Depuis bien trop longtemps, les familles américaines — notamment dans les quartiers défavorisés — ont souffert des PFAS dans leur eau, leur air ou les terrains sur lesquels jouent leurs enfants », a déclaré dans un communiqué le chef de l’EPA, Michael Regan. « Cette stratégie nationale complète sur les PFAS va protéger les personnes qui en souffrent, en prenant des mesures concrètes et courageuses s’attaquant au cycle de vie complet de ces substances chimiques. »

La feuille de route table sur trois axes : augmenter la recherche sur les PFAS, agir pour « limiter » leur dissémination dans l’environnement et accélérer la dépollution des lieux contaminés.

« Des milliers de communautés ont déjà détecté ces produits chimiques éternels dans leur eau », selon l’association Environmental Working Group (EWG), qui estime à 200 millions le nombre d’Américains buvant une eau potable contaminée par ces PFAS.

Tout en saluant les mesures annoncées, EWG a regretté dans un communiqué que cette action du gouvernement américain intervienne avec « des décennies » de retard. « L’EPA connait les risques posés par les PFAS depuis 1998, mais a échoué à agir », a dénoncé l’association.

Les PFAS peuvent notamment être trouvées dans les emballages de nourriture, comme les boîtes de pizzas, mais aussi dans certains produits d’entretien, peintures, vernis ou enduits, selon l’EPA.

Ils peuvent aussi se retrouver dans des poissons provenant d’eaux contaminées, ou des produits laitiers, à cause de l’exposition du bétail à ces produits sur certains terrains.