Les ressources naturelles utilisées par les humains le sont à crédit depuis ce jeudi 29 juillet, « Jour du dépassement de la Terre ». L’homme a épuisé ce que la planète peut générer en une année, rapporte l’organisation non gouvernementale Global Footprint Network (Réseau de l’empreinte mondiale).

Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse

En 2020, le « Jour du dépassement de la Terre » a été marqué le 22 août, défiant la tendance que cette journée se déroule de plus en plus tôt. La réduction des émissions de CO2 lors des différents confinements planétaires causés par la pandémie de COVID-19 explique cette exception.

L’année 2021 marque un retour à la case départ, puisque le « jour du dépassement » avait été souligné le 26 juillet 2019.

L’empreinte carbone de l’humanité a augmenté de 6,6 % en 2021. La biocapacité forestière a quant à elle diminué de 0,5 %, en raison de la déforestation de la forêt amazonienne.

Cette année, 1,7 Terre serait nécessaire pour répondre aux besoins de la population mondiale.

« La pandémie a démontré que les sociétés peuvent évoluer rapidement face à une catastrophe. Mais, se laisser prendre au dépourvu a entraîné un coût économique et humain incontestable. Face à un avenir prévisible, marqué par le changement climatique et la limitation des ressources, les individus, les institutions et les gouvernements qui se préparent s’en sortiront mieux », a affirmé la directrice générale de Global Footprint Network, Laurel Hanscom, par voie de communiqué.

« Si nous avions besoin d’un rappel de l’urgence climatique et écologique à laquelle nous sommes confrontés, le Jour du Dépassement de la Terre s’en charge », a évoqué Susan Aitken, responsable politique à Glasgow, en Écosse, dans un communiqué publié mardi. La Ville accueillera en novembre prochain la 26Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP26).

Pour déterminer ces dates, Global Footprint Network, organisation basée aux États-Unis et en Suisse, calcule l’empreinte écologique de chaque humain. Il s’agit de sa demande en produit forestier, son empreinte carbone, la quantité de nourriture qu’il consomme, ou de toute autre ressource consommée. L’organisme chiffre également la capacité en production de ressources de la planète, et peut ainsi constater à quel moment elles seront épuisées.

Le « Jours du dépassement de la Terre » se déroule de plus en plus tôt d’année en année. Il était daté du 29 décembre en 1970, et du 23 septembre en 2000.

– Avec l’Agence France-Presse