Leurs véhicules parcourent des dizaines de millions de kilomètres par année, carburant à l’essence. Mais les corps policiers du Québec amorcent un virage vert, en intégrant des véhicules hybrides et électriques dans leurs parcs de voitures. C’est notamment le cas du Service de police de Laval et de la Sûreté du Québec, qui ont lancé des projets-pilotes en ce sens, a appris La Presse.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

La SQ veut devenir « le leader »

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

La SQ a fait l’acquisition de 35 Police Intercepter utilitaires hybrides de Ford.

Un vaste territoire à couvrir. De grandes distances à parcourir. Un climat parfois hostile à affronter. Et des activités particulières à mener. « Verdir » son parc de véhicules ne s’annonce pas simple, mais la Sûreté du Québec ambitionne de devenir l’exemple à suivre au pays. Le corps policier a dévoilé son « plan vert » à La Presse.

Le virage s’annonce rapide : la Sûreté du Québec (SQ) veut multiplier par 50 le nombre de « véhicules verts » qu’elle possède.

En quatre ans.

D’une vingtaine de véhicules hybrides ou hybrides rechargeables qu’il compte actuellement, le parc automobile passera à 1000 véhicules hybrides rechargeables ou électriques d’ici 2025, prévoit le « plan vert » quinquennal du corps policier national.

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Mélanie Dumaresq, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ)

La SQ, dont les policiers sont surnommés les « Verts » en raison de la couleur de leurs uniformes et, jadis, de leurs véhicules, ambitionne ainsi de « devenir le leader des organismes gouvernementaux et policiers en termes de parc vert d’ici 2025 au Canada », affirme sa porte-parole, Mélanie Dumaresq.

Le défi est d’autant plus important que le vaste territoire que couvre la SQ comporte des « réalités géographiques différentes », explique l’auteure de ce plan vert, Fanny Arsenault-Pelletier, du service des transports et des radiocommunications de la SQ.

« Il y a très peu de bornes de rechargement rapide, au Québec », voire pas de borne du tout dans certains milieux éloignés ou ruraux, illustre-t-elle.

On est ambitieux, mais on va quand même être prudents ; on va tenir compte de nos besoins et de notre réalité.

Fanny Arsenault-Pelletier, du service des transports et des radiocommunications de la Sûreté du Québec

Le Sud et l’Ouest d’abord

L’implantation des véhicules verts commencera donc dans le sud et l’ouest du Québec, « où le réseau est plus développé, où c’est plus simple de se recharger, où on a des conditions plus favorables », explique Fanny Arsenault-Pelletier.

La transition se fera d’abord pour les véhicules banalisés, qu’utilisent les officiers supérieurs et les enquêteurs, puisqu’il n’existe pas à l’heure actuelle de véhicules « police pack », qui servent à la patrouille, électriques ou hybrides rechargeables (voir encadré).

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La Sûreté du Québec veut multiplier par 50 le nombre de « véhicules verts » qu’elle possède d’ici 2025.

La SQ prévoit ainsi avoir besoin de 300 bornes pour alimenter les 1000 véhicules qu’elle veut acquérir d’ici 2025 ; elle n’en a actuellement que 24.

Les officiers supérieurs, qui disposent d’un véhicule de fonction, le rechargeront au bureau dans la journée, tandis que les véhicules des enquêteurs pourront se recharger après leur journée de travail.

Même si le prix de ces véhicules est plus élevé, la SQ prévoit qu’ils ne lui coûteront pas plus cher en raison des économies de carburant et d’entretien.

« Nos calculs nous disent qu’on va rentrer assez rapidement dans notre argent avec ces véhicules-là », affirme Fanny Arsenault-Pelletier, ajoutant que les prix sont appelés à diminuer dans les prochaines années.

45 millions de kilomètres par année

Les patrouilleurs et les patrouilleuses de la SQ, qui parcourent 45 millions de kilomètres par année, seront pour leur part graduellement équipés de véhicules hybrides traditionnels, non rechargeables.

La SQ a fait l’acquisition de 35 « Ford Police Interceptor » utilitaires hybrides, un véhicule « police pack » arrivé sur le marché en 2020 et que plusieurs autres corps policiers se sont aussi procuré (voir autres textes), qu’elle commence à déployer ce printemps.

Ce « projet-pilote » permettra de vérifier si ce véhicule répond aux attentes, notamment au sujet de la consommation d’essence.

On va les suivre tous les six mois pendant leur durée de vie pour voir quelle est l’économie réelle.

Fanny Arsenault-Pelletier, Sûreté du Québec

Si les résultats sont concluants, la SQ doublera chaque année le nombre de véhicules de patrouille hybrides qu’elle achète – les véhicules sont remplacés après sept ans ou 200 000 km, mais les véhicules de patrouille atteignent généralement ce seuil en moins de quatre ans.

La SQ s’attend à ce que les modèles subséquents affichent des performances améliorées et que l’offre de véhicules verts « police pack » augmente dans les prochaines années.

« Ford s’en vient avec [la camionnette hybride] F150 Police Responder [et] on espère que Dodge va emboîter le pas avec des véhicules verts », dit Fanny Arsenault-Pelletier.

Réduire l’empreinte carbone

Le plan vert de la Sûreté du Québec prévoit également d’autres mesures pour réduire l’empreinte carbone de son parc de 4100 véhicules, dont 1100 véhicules de patrouille et 600 véhicules récréatifs, comme des motoneiges ou des embarcations, qui génère plus de 25 000 tonnes de GES par année.

Le corps policier n’achète plus de véhicules de patrouille dotés de moteur à huit cylindres, « trop puissants [alors que] les V6 font l’affaire », et rappellera à ses agents les principes de conduite écoresponsable – qui n’ont évidemment pas à être appliqués en situation d’urgence.

Le plan prévoit aussi d’optimiser la rotation du parc de véhicules pour éviter d’avoir des véhicules sous-utilisés et des véhicules surutilisés.

On gagne des mois d’utilisation, et avec la flotte qu’on a, si je gagne un mois par véhicule, ça fait 1100 mois. Ça fait beaucoup d’années !

Fanny Arsenault-Pelletier, Sûreté du Québec

La SQ évaluera aussi la possibilité de se doter de véhicules à hydrogène pour ses « véhicules-outils », comme les autobus, les fourgons-laboratoires et les autres véhicules spécialisés.

Un second plan vert, « plus ambitieux », est également prévu pour la période 2025-2030.

Qu’est-ce que l’attestation « police pack » ?

Les véhicules des corps policiers servant à la patrouille doivent être attestés « police package », une exigence généralement contenue dans leurs conventions collectives. Cette attestation est délivrée par la Police d’État du Michigan (MSP), qui soumet chaque année les véhicules policiers offerts sur le marché nord-américain à une batterie de tests. Ces véhicules sont des adaptations de modèles « civils » dotés par exemple d’une suspension plus performante, de plus gros freins, d’un alternateur et d’une batterie plus puissants pour soutenir la demande électrique des nombreux accessoires, même à bas régime, ainsi que d’une multitude d’autres particularités, notamment liées à la sécurité des occupants. Ils sont aussi équipés de pneus ayant des cotes de vitesse permettant leur utilisation soutenue à des vitesses de 240 km/h. Seuls les constructeurs états-uniens offrent de tels véhicules sur le marché nord-américain, a déclaré à La Presse le lieutenant Michael J. McCarthy, de la MSP, qui souligne que le suédois Volvo l’a toutefois déjà fait par le passé. Il s’attend à ce que d’autres constructeurs se manifestent dans les prochaines années avec l’arrivée éventuelle de véhicules policiers électriques. L’attestation « police package » n’est habituellement pas requise pour les véhicules réservés à d’autres fonctions que la patrouille, comme les voitures d’enquêteurs et d’officiers supérieurs. Le choix de véhicules pour ces usages est donc plus large.

Qu’est-ce que le Centre d’acquisitions gouvernementales ?

Les ministères et les autres organismes publics, comme la Sûreté du Québec, doivent recourir au Centre d’acquisitions gouvernementales pour l’achat de différents biens et services, dont les véhicules légers. Il s’agit d’un regroupement d’achats, qui permet d’obtenir des prix de groupe directement des manufacturiers sélectionnés. Les villes peuvent en faire partie, mais n’y sont pas obligées, si bien qu’elles peuvent organiser leurs propres appels d’offres, notamment auprès d’autres manufacturiers.

La police de Laval s’électrifie

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L’agente Julie Marois, au volant de la Tesla 3 banalisée du Service de police de Laval

Surprise ! Des gyrophares dissimulés dans le pare-brise d’une Tesla s’activent et vous voilà pris en flagrant délit d’un excès de vitesse ou d’un arrêt un peu bâclé. En Californie ? Non : à Laval, où le service de police expérimente depuis l’an dernier différents modèles électriques, avec la ferme intention de « verdir » son parc de véhicules.

Elle est discrète, mais elle fait tout de même tourner les têtes ; la Tesla 3 banalisée de la police de Laval détonne dans le portrait de famille des véhicules policiers, composé de véhicules à essence.

La voiture de la célèbre marque californienne circule dans les rues de la troisième ville du Québec depuis octobre, dans le cadre d’un projet-pilote d’électrification du parc du Service de police de Laval (SPL), qui veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

Cinq véhicules électriques « très différents » les uns des autres ont été sélectionnés par le SPL afin de déterminer quels modèles répondent le mieux à ses besoins, explique Jennifer Laroche, coordonnatrice des véhicules et équipements du corps policier.

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Le Service de police de Laval teste actuellement trois voitures électriques : la Tesla 3, la Hyundai Ioniq et la Chevrolet Bolt.

Une Hyundai Ioniq et une Chevrolet Bolt s’ajoutent à la Tesla 3 ; une Kia Niro et une Hyundai Kona arriveront sous peu.

« [Ces] véhicules ont une autonomie différente, une capacité de chargement différente, des habitacles différents », explique Jennifer Laroche.

Puisque ce ne sont pas des véhicules « police pack », ils ne peuvent pas être affectés à la patrouille (voir encadré), ce sont donc des enquêteurs qui les testent – ce qui ne les empêche pas d’intervenir s’ils sont témoins d’une infraction, comme l’ont appris à leurs dépens certains automobilistes dans les derniers mois.

Trois duos de sergents-détectives de postes différents ont suivi une formation sur les véhicules électriques et font un compte rendu de leur utilisation, poursuit Jennifer Laroche, qui s’attend à ce que le projet-pilote livre ses conclusions à l’automne.

30 % de GES en moins

Les 323 véhicules du SPL ont parcouru plus de 3,2 millions de kilomètres en 2020, générant 1556 tonnes de GES.

Le corps policier ambitionne de réduire ses émissions de 246 tonnes d’ici 2023 et de 437 tonnes d’ici 2026, pour un total de 30 %.

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Jennifer Laroche, coordonnatrice des véhicules et équipements du Service de police de Laval

Le plan, c’est d’acheter un véhicule 100 % électrique quand le véhicule qui répond à nos besoins existe.

Jennifer Laroche, coordonnatrice des véhicules et équipements du Service de police de Laval

Le vieux camion laboratoire du SPL sera remplacé en 2023, après 20 ans de service, par un véhicule entièrement électrique, y compris pour le fonctionnement des équipements, ce qui devrait éviter l’émission de 260 tonnes de GES pendant les deux prochaines décennies.

Dans les prochaines années, le SPL prévoit aussi remplacer par des équivalents entièrement électriques ses sept motos, ses fourgons servant aux techniciens en identité judiciaire, aux enquêteurs en collision et au transport de détenus, de même que la majorité de ses véhicules banalisés.

Cette électrification devrait se faire à coût nul, puisque les économies d’essence compenseront le coût d’acquisition plus élevé de ces véhicules, prévoit le SPL, qui teste aussi des véhicules hybrides rechargeables : un Subaru Crosstrek et des minifourgonnettes Chrysler Pacifica.

Le défi de la recharge

Comme toute organisation qui électrifie son parc de véhicules, le SPL doit former ses mécaniciens et changer « la culture » des utilisateurs, mais ce sont les infrastructures de recharge qui représentent « la contrainte numéro un », affirme Jennifer Laroche.

Installer 50 bornes, ça ne se fait pas juste en disant : « Je vais ajouter un breaker dans le panneau électrique ! »

Jennifer Laroche, Service de police de Laval

Un autre défi important est tout simplement… la disponibilité des véhicules eux-mêmes.

Certains constructeurs « ne vendent pas aux municipalités », parce qu’ils sont déjà aux prises avec d’importantes listes d’attente, explique Jennifer Laroche.

Ces limites ont donc incité le SPL à se doter de véhicules hybrides non rechargeables, dans le passé ; des Toyota Camry, Honda Accord, Kia Niro, Toyota RAV4 servent aux officiers supérieurs, aux enquêteurs ou aux responsables des communications.

Véhicules de patrouille hybrides

Tenus à l’écart des véhicules hybrides jusqu’à maintenant, les patrouilleurs lavallois en feront bientôt l’expérience : comme de nombreux autres corps policiers, le SPL a fait l’acquisition du tout nouveau véhicule utilitaire hybride « police pack » de Ford, arrivé sur le marché en 2020 (voir autres textes).

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Toyota RAV4 hybride, du département des relations avec les médias du SPL

Les 13 véhicules acquis seront déployés dans les prochaines semaines et le SPL entend « certainement » en commander d’autres en 2021.

Ces « Ford Police Interceptor » utilitaires hybrides consomment environ 12 L d’essence par 100 km parcourus (L/100 km), environ la moitié moins que les actuelles Ford Taurus, qui composent l’essentiel du parc de voitures de patrouille du SPL et qui consomment 23 L/100 km – les véhicules de patrouille consomment davantage que leur équivalent « civil » en raison de leurs équipements particuliers et du fait qu’ils tournent beaucoup au ralenti.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Le parc de voitures de patrouille du Service de police de Laval est essentiellement composé de Ford Taurus.

Les économies d’essence annuelles anticipées pour chaque véhicule sont de l’ordre de 990 L, ce qui évitera l’émission de 2,28 tonnes de GES, prévoit le SPL.

Ces véhicules hybrides sont un prélude à l’arrivée, un jour, de véhicules de patrouille entièrement électriques.

« La journée où il y a un véhicule 100 % électrique qui sera disponible sur le marché en version “police pack”, dit Jennifer Laroche, c’est sûr que le Service de police va aller de l’avant pour [en] faire l’essai. »

Ruée vers la voiture de police hybride

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

La SQ teste depuis ce printemps le véhicule utilitaire hybride de patrouille de Ford.

Le véhicule utilitaire hybride de patrouille de Ford sera de plus en plus présent un peu partout au Québec, dans les mois à venir. Les plus importants corps policiers de la province (ceux desservant plus de 250 000 habitants, soient ceux de niveaux 3, 4, 5 et 6) ont presque tous acquis cette version policière du Ford Explorer lancée sur le marché en 2020 et commencent ou sont sur le point de commencer à l’utiliser. Certains refusent toutefois d’en parler. Tour d’horizon.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA POLICE DE GATINEAU

Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG)

Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG)

La police de Gatineau a été parmi les premières à expérimenter les Police Interceptor utilitaires hybrides de Ford. Elle guettait leur arrivée sur le marché et les a commandés dès qu’ils ont été disponibles, si bien que les 30 qu’elle a acquis ont commencé à être mis en service en novembre 2020, a indiqué à La Presse la porte-parole Cynthia Lauzon. « Ces véhicules sont principalement utilisés par la gendarmerie et la section de la circulation et des évènements spéciaux », a-t-elle précisé. Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) s’en procurera bientôt six autres, version 2021.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Service de police de la Ville de Montréal (SPVM)

Service de police de la Ville de Montréal (SPVM)

C’est la police de Montréal qui a commandé le plus de Police Interceptor utilitaires hybrides : 60, dont une quinzaine sont déjà en circulation. Et elle en commandera 27 autres en 2021. Comment se prépare-t-elle à la fin de la vente des véhicules à essence prévue en 2035 au Québec ? La question posée par La Presse au SPVM le 20 février a été renvoyée à la Ville de Montréal, puis au cabinet de la mairesse et du comité exécutif, qui l’a retournée à la Ville, qui l’a à son tour renvoyée au SPVM, qui a finalement répondu le 30 mars : « Nous n’accorderons malheureusement pas d’entrevue sur le sujet. »

PHOTO ÉRICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

Service de police de la Ville de Québec (SPVQ)

Service de police de la Ville de Québec (SPVQ)

La police de Québec refuse « pour des raisons de sécurité publique » d’indiquer quels modèles de véhicules elle commande, bien que ces véhicules circulent dans les rues à la vue de tous. « Vous avez le recours de faire une demande [en vertu de la loi sur l’]accès à l’information », a répondu à La Presse David O’Brien, porte-parole de la Ville de Québec, confirmant seulement que le SPVQ possède 50 véhicules hybrides, qui ne sont toutefois pas des véhicules de patrouille. La Ville de Québec dit préparer un plan d’électrification des transports qui devrait être finalisé pour l’automne 2021.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL)

Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL)

La police de l’agglomération de Longueuil n’a répondu à aucune des questions de La Presse, décrétant que cela relevait de la loi sur l’accès à l’information. La demande transmise le 20 février était toujours sans réponse au moment d’écrire ces lignes, au-delà du délai maximal fixé par la loi. Dans son accusé de réception, la responsable de l’accès à l’information du service de police a d’emblée affirmé que répondre aux questions de La Presse dans le délai légal de 20 jours ne « paraît pas possible sans nuire au déroulement des activités du Service de police de l’agglomération de Longueuil ».

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESE

Gendarmerie royale du Canada (GRC)

Gendarmerie royale du Canada (GRC)

La police montée s’intéresse aussi aux véhicules hybrides. La Gendarmerie royale du Canada a commandé 63 Police Interceptor utilitaires hybrides de Ford depuis qu’ils sont offerts. Ces véhicules sont destinés aux « activités policières quotidiennes », a indiqué à La Presse la caporale Caroline Duval. Elle ajoute que la GRC a aussi mis en service 297 véhicules hybrides et électriques depuis l’an 2000. « Ces véhicules sont utilisés pour le transport du personnel et des employés », a-t-elle précisé, ajoutant que le corps policier fédéral prévoit qu’il y aura beaucoup plus d’options sur le marché des véhicules électriques d’ici 2035 pour soutenir ses opérations.