(Brest) La métropole de Brest lance du 3 au 8 juin son premier Festival des déchets afin d’interroger ses habitants sur leur rapport aux détritus et à l’environnement, via des spectacles, conférences, expositions et programmes pédagogiques.

Agence France-Presse

«Réduire nos déchets pour protéger l’environnement? Un défi à relever tous ensemble!» peut-on lire sur le dépliant présentant l’évènement, un document imprimé sur du papier à base d’amidon d’épluchures de pommes de terre.

Organisé en partenariat avec la scène nationale brestoise Le Quartz et le parc marin Océanopolis, le festival mixe les approches, entre spectacles de danse, concerts, conférences, programmes pédagogiques et expositions, afin de toucher le plus grand nombre de personnes.

«Il y a beaucoup d’évènements sur la question environnementale et des déchets, mais là on met vraiment au cœur du projet le regard artistique», explique Matthieu Banvillet, directeur du Quartz, pour qui les projets artistiques sur ce thème sont finalement «très nombreux».

Le festival se tient sous le commissariat de l’artiste et essayiste David Wahl, à l’origine d’un spectacle intitulé Le Sale discours, dans lequel il interroge le public sur ce qui est sale et sur ce qui ne l’est pas, ce qui l’a été et ce qui ne l’est plus, posant ainsi la question de savoir pourquoi si l’homme est de plus en plus propre, le monde lui semble de plus en plus sale.  

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Matthias Meinharter, membre du Vegetable Orchestra, en train de confectionner une flûte.

Parmi les autres spectacles proposés, une création à destination du jeune public, Alex au pays des poubelles de Maria Clara Villa Lobos , danseuse et chorégraphe brésilienne mondialement connue, dans laquelle elle imagine les enfants à l’initiative d’un monde plus propre.  

Également à l’affiche, le Vegetable Orchestra, un groupe composé de musiciens autrichiens se servant de légumes pour faire de la musique classique, de la techno, du house ou de la pop, après avoir transformé des carottes en flûtes, des citrouilles en percussions ou des concombres en corne.  

Une exposition sur le recyclage, des opérations de ramassage de mégots – dont on sait qu’un seul pollue l’équivalent de 500 litres d’eau – et de déchets sur les plages, à l’occasion de la journée mondiale de l’océan le 8 juin, ainsi que des visites théâtralisées à Océanopolis pour «entendre la voix des fonds marins», sont également au programme, tout comme une conférence intitulée Les déchets plastiques en mer, en présence du navigateur Yvan Bourgnon, de spécialistes de l’Ifremer ou de l’association Surfrider.