Une coalition de groupes environnementaux demande le rejet de la proposition d'inversion de l'écoulement du pipeline no 9 d'Enbridge. Selon un nouveau rapport, le projet pourrait occasionner «des risques majeurs pour l'environnement et pour la santé».

Caroline d'Astous LA PRESSE

Richard Kuprewicz, un expert international en sécurité d'oléoducs estime qu'«il y a un risque élevé de rupture de l'oléoduc no 9 peu d'années après la mise en oeuvre du projet en raison de fissures et de corrosion», écrit-il dans son rapport. 

Il poursuit en qualifiant l'approche d'Enbridge, concernant le système de détection des fuites et les plans d'intervention «d'inadéquats». Selon lui, il faudrait jusqu'à «quatre heures pour l'amorce d'une intervention d'urgence pour les régions métropolitaines de Toronto et de Montréal».

Le rapport a été déposé cette semaine à l'Office national de l'énergie (ONE). Il a entre autres été commandé par Équiterre, Environmental Defence, ENvironnement JEUnesse (ENJEU), l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, le Sierra Club Canada (section régionale du Québec), Justice climatique Montréal et Nature Québec, dans le cadre de la représentation devant l'ONÉ.

Rappelons que la Ville de Montréal avait aussi émis des réserves sur le projet d'Enbridge en juillet.