Les quatre villes bordant le dépotoir de Lachenaie, soit Repentigny, Terrebonne, Mascouche et Charlemagne, se déclarent satisfaites du rapport du BAPE remis lundi et pressent maintenant Québec d'investir dans le développement de solutions de rechange à l'enfouissement des déchets.

Jean-François Cloutier

«Il nous faut mettre fin à l'ère de l'enfouissement», a déclaré hier la mairesse de Repentigny, Chantal Deschamps.

«Certains pays d'Europe et d'Asie, la Belgique, l'Autriche et le Japon notamment, sont nettement en avance sur nous. Ils utilisent déjà des procédés thermiques à émanation zéro pour la disposition de leurs déchets.»

Pour la mairesse, nous sommes encore ici dans le «tiers-monde» en matière de gestion des déchets en raison des grands espaces de l'Amérique du Nord qui incitent peu à l'innovation.

Le maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, a abondé dans le même sens: «Nous sommes heureux de constater que le BAPE appuie certaines de nos demandes.»

«Toutefois, le gouvernement devra réaliser que la recherche de solutions de rechange au site d'enfouissement passe inévitablement par une participation financière gouvernementale adéquate», a-t-il ajouté.

La Communauté métropolitaine de Montréal chiffrait l'hiver dernier à un milliard les investissements que requerrait un virage vert en matière de gestion des matières résiduelles.

Le prix pour le traitement d'une tonne de déchets passerait de 70$ à un montant oscillant entre 250 et 400$, selon le maire de Terrebonne, qui reconnaît qu'«il y aura un prix à payer» pour le contribuable.

Rappelons que le BAPE a autorisé lundi la prolongation des activités du dépotoir de Lachenaie jusqu'en 2012, tout en déclarant son agrandissement non souhaitable. BFI demandait plutôt une autorisation de poursuivre l'exploitation du lieu pour 17 ans.

La ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, n'a pas encore réagi au dépôt de ce rapport.