Les sévères mesures antipollution décrétées il y a plus d'une semaine par Pékin ne suffisent pas. Si bien que des mesures encore plus draconiennes sont envisagées.

Stéphane Paquet

Le représentant de La Presse qui rentrait hier à Pékin après un week-end à l'extérieur de la ville a eu l'impression d'entrer dans une épaisse purée de pois. Il n'était pas le seul.

Assis dans le train quittant l'aéroport, deux touristes allemands lui demandent en regardant par la fenêtre: «Est-ce que c'est toujours comme ça?» Un d'eux prend même un cliché pour immortaliser le tout. Le choc est grand quand on arrive du Japon!

Voitures ciblées

Ce lundi matin, le China Daily rapporte que Pékin étudie la possibilité d'enlever 90% des voitures des routes. «Tous les sites de construction et certaines usines de Pékin et des zones avoisinantes pourraient aussi être temporairement fermés si la qualité de l'air de la capitale se détériore durant les Jeux olympiques», écrit le quotidien officiel.

Pékin a déjà décrété il y a huit jours que seule une voiture sur deux peut rouler au centre-ville: celles qui ont une plaque d'immatriculation avec un chiffre pair une journée, les numéros impairs le lendemain. De nombreuses usines ont aussi dû interrompre leur production.