À une dizaine de jours de la rentrée scolaire, il reste encore 700 enseignants à embaucher dans les écoles du Québec.

Mis à jour le 18 août
Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

C’est ce qu’a confirmé jeudi le cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. Questionné à ce sujet par La Presse en fin de journée mercredi, le ministre disait ne pas avoir obtenu ce bilan de son ministère.

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« Ça ne veut pas dire qu’il manque 700 enseignants au Québec, ça veut dire qu’on est en train d’embaucher ces personnes-là », a dit jeudi Jean-François Roberge.

Le ministre ajoute qu’il faut « mettre les choses en perspective » et que ce nombre représente « moins de 1 % des enseignants ».

Le ministère de l’Éducation n’a jamais sondé les centres de services sur leur besoin de personnel aussi tôt en août, « donc toute comparaison avec les années précédentes est impossible », explique l’attachée de presse du ministre, Audrey Noiseux.

L’an dernier, au jour de la rentrée scolaire le 26 août, il manquait 400 enseignants dans toute la province.

Le ministre Jean-François Roberge se dit assuré qu’aucune classe ne sera orpheline à la rentrée, notamment en raison d’une campagne de recrutement menée le printemps dernier.

Au cours des dernières années, la pénurie de profs s’est souvent fait sentir dans les écoles du Québec et le nombre d’enseignants non qualifiés a considérablement augmenté. Des élèves ont vu pendant des mois des suppléants défiler devant eux, tandis que l’an dernier, les parents ont été appelés en renfort pour pallier le manque de personnel dans certaines écoles.