La mairesse de Montréal ne comprend pas que le projet de loi confirmant l’abolition des commissions scolaires ait été adopté « en catimini ». « Nous aurions eu besoin d’en discuter », dit Valérie Plante.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

Sara Champagne Sara Champagne
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Comprenant 300 articles et 160 amendements, le projet de loi 40 modifiant la Loi sur l’instruction publique a été adopté sous le bâillon, tôt samedi matin à Québec. Il confirme entre autres la transformation des commissions scolaires en centres de services, met fin aux élections scolaires et au mandat des élus actuels.

Interrogée au sujet du projet de loi 40 lundi matin à l’hôtel de ville, la mairesse Valérie Plante s’est dite « très déçue ». « Je ne comprends pas cette façon de faire, en catimini. L’éducation est fondamentale. Les municipalités travaillent en partenariat pour s’assurer qu’il y a des écoles pour desservir les différents secteurs de la ville. À Montréal, on a besoin d’écoles pour les citoyens qui veulent demeurer sur l’île. Donc, je suis très désappointée par la façon dont le projet de loi a été imposé, dans un moment où le dialogue était très ouvert », a déclaré Valérie Plante.

La mairesse estime que plusieurs questions demeurent sans réponse, notamment « au sujet des taxes scolaires ».

Au même moment, lundi, le Parti québécois et Québec solidaire ont dénoncé un amendement de dernière minute apporté à ce projet de loi, qui permettra aux nouveaux centres de services scolaires de demander à une municipalité de leur céder un immeuble gratuitement.

- Avec La Presse canadienne