(Chambly) Quelques dizaines de membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont entrepris mardi matin à Chambly, en Montérégie, une occupation des bureaux de circonscription du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, dans un immeuble de l’avenue Bourgogne.

Jean-Philippe Denoncourt
La Presse canadienne

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, figure parmi les manifestants. On ignore pendant combien de temps les syndiqués maintiendront leur occupation.

Le regroupement de neuf syndicats qui représentent plus de 45 000 enseignants au Québec est vivement opposé au projet de Loi 40 qui modifie principalement la Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaires.

La FAE soutient que le projet de Loi 40 ne reconnaît pas l’expertise des enseignants et n’améliorera pas le quotidien des élèves jeunes et adultes qui fréquentent le réseau des écoles publiques.

Sylvain Mallette déplore que le projet de loi s’attarde bien davantage aux structures qu’aux besoins en moyens financiers, en ressources et en espaces de travail pour les enseignants.

La FAE affirme aussi que la pièce législative soulève de nombreuses questions, notamment en ce qui concerne l’autonomie professionnelle des enseignants, les pouvoirs dévolus aux conseils d’établissement ainsi que sur ceux accordés aux directions d’établissement, aux gestionnaires du réseau et au ministre de l’Éducation.

La FAE représente des enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle et de l’éducation des adultes, surtout, de même que les membres de l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE).