(Ottawa) Le premier ministre Justin Trudeau a pris congé de conférence de presse, mercredi, pour s’adresser aux finissants de l’Université Carleton dans un discours où il a établi un parallèle entre leur génération et celle qui a dû faire face à la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale au début du XXe siècle.

La Presse canadienne

« Je crois que vous allez devenir la plus grande génération du XXIe siècle », a lancé le premier ministre, à l’occasion de cette collation des grades en formule virtuelle.

Des feux de brousse en Australie à l’écrasement du vol 752 en Iran, en passant par le carnage en Nouvelle-Écosse et les interventions policières auprès de personnes racisées qui ont dérapé aux États-Unis comme au Canada, sans oublier bien sûr la pandémie de COVID-19 et la crise économique associée : les premiers mois de l’année 2020 ont été douloureux, a-t-il souligné.

Peu de cohortes auront fait face à une telle incertitude à la sortie de l’école, sauf peut-être celle de 1939, a-t-il avancé, et le défi qui l’attend n’est selon lui « pas si différent ».

Cette génération, façonnnée par des mouvements comme Occupy Wall Street, le Printemps arabe, les carrés rouges, Idle No More et la montée du populisme à travers l’Occident, s’annonce à ses yeux porteuse de grands changements.

« Vous avez toujours été différents », a-t-il enchaîné depuis un podium dans le hall de l’édifice Richcraft Hall de l’Université Carleton, à Ottawa.

« Vous avez marché pour le climat. Vous avez eu le courage de dire “moi aussi”. Vous nous avez poussés le long du chemin de la réconciliation. Vous êtes allés manifester pour Black Lives Matter. Vous avez lutté pour la liberté d’aimer qui on aime et d’être qui on est », a-t-il illustré.

« Je ne peux pas imaginer des gens mieux placés que vous pour nous montrer la marche à suivre. »