Va pour la maternelle 4 ans, mais inutile de les développer à la grandeur de la province. La priorité absolue doit être donnée à la création de places en milieu défavorisé, qu’il s’agisse de maternelles 4 ans ou de CPE.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

Telle est la position que la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP de Montréal) a transmise à La Presse alors que se termine aujourd’hui la commission parlementaire sur les maternelles 4 ans.

« En milieu défavorisé, nos études démontrent qu’il y a deux fois moins de places en CPE en milieu défavorisé qu’en milieu favorisé », se désole la Dre Mylène Drouin, directrice de la DRSP de Montréal.

IMAGE FOURNIE PAR LA DRSPM

Il faut donc miser sur la création de bons services de garde en milieu défavorisé. En songeant, signale Dre Drouin, que les familles immigrantes ont peut-être moins tendance à envoyer leurs enfants en services de garde et à privilégier la maternelle 4 ans dans ces milieux-là.

Mais le CPE fait en général du très bon travail, aux yeux de la DRSP de Montréal.  

À 4 ans, faut-il prioriser le jeu ou l’apprentissage plus formel ? À cette question, la Direction régionale de santé publique de Montréal croit que les CPE ont raison de privilégier l’apprentissage par le jeu plutôt qu’une préscolarisation formelle.

Oui, il faut que les petits de 4 ans soient exposés aux lettres et aux chiffres, mais toujours de façon ludique.

De façon générale, conclut Dre Catherine Dea, responsable médicale du service du développement des enfants à la DRSP de Montréal, il faut mettre un gros bémol sur l’idée que des parents, en apparence, préfèrent garder leurs enfants à la maison. « La réalité, ce n’est pas que c’est une préférence des parents, c’est qu’il y a un manque de places en milieu défavorisé. »