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La grève dans 57 CPE touche 1350 travailleuses et 3000 enfants

Le CPE Le petit talon, à Montréal, était... (Photo François Roy, La Presse)

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Le CPE Le petit talon, à Montréal, était en grève hier.

Photo François Roy, La Presse

Les 1350 travailleuses de 57 centres de la petite enfance (CPE) de Montréal et de Laval sont en grève générale illimitée depuis hier. Une décision qui prive 3000 enfants de leur service de garde. Un règlement n'est pas envisagé avant la fin de la semaine. Le conflit en cinq questions.

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Il y a 993 CPE sur l'ensemble du territoire québécois.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

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Les travailleuses visées par le conflit sont sans convention collective depuis mars 2015.

photo PATRICK SANFAÇON, archives LA PRESSE

Où en sont les négos ?

La prochaine séance de négociation entre le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et de Laval et l'Association patronale nationale des CPE n'est prévue que demain. Hier, la partie patronale a déposé une nouvelle proposition au syndicat qui ne contient « aucune avancée significative sur les enjeux majeurs », a indiqué la vice-présidente à la négociation pour la partie syndicale, Nathalie Fontaine.

« Nous sommes prêtes à faire des compromis, mais notre marge de manoeuvre n'est pas très grande », a assuré Mme Fontaine, qui affirme que le syndicat sera « prêt » pour présenter sa réplique demain matin. Les négociations, qui se déroulent devant un conciliateur du ministère du Travail depuis le 1er juin dernier, achoppent notamment sur des enjeux reliés à l'organisation du travail, à l'ancienneté et à l'attribution des journées de vacances.

À quoi s'attendre ?

Les parents touchés par le conflit de travail doivent donc prévoir un plan B pour faire garder leurs enfants jusqu'à demain. « On veut faire en sorte que ça se règle rapidement », a indiqué la porte-parole de la partie patronale, Chantal Bellavance. « Il n'y a personne de gagnant. Les parents sont privés du service, les travailleuses sont sans salaire et les CPE n'ont pas leurs subventions pour ces journées-là. »

Le son de cloche est semblable du côté du syndicat, qui espère que la grève, qu'il qualifie « de moyen ultime », sera de courte durée. Reste que les syndiquées n'ont pas l'intention de reculer. « Il y a des enjeux sur lesquels on ne peut pas plier », estime Mme Fontaine. « On ne met certainement pas des travailleuses sans salaire [avec la grève] pour qu'au bout du compte, nos conditions de travail soient pires. »

Les travailleuses visées par le conflit sont sans convention collective depuis mars 2015.

Pourquoi cette grève dans seulement 57 CPE ?

Il y a 993 CPE sur l'ensemble du territoire québécois. Environ la moitié de ces CPE (500) comptent des employés syndiqués, les autres non. Louise Labrie, qui est la porte-parole du comité national de négociations des CPE de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) affiliée à la CSN, représente la majorité de ces employés, soit 11 000 travailleurs répartis dans 400 CPE (qui incluent les 1350 employés en grève). La convention collective de ces employés - éducatrices, adjointes à l'administration, cuisiniers et employés d'entretien - est échue depuis mars 2015.

Y a-t-il une entente de principe nationale ?

Oui. Le 6 novembre dernier, les représentants des comités exécutifs des syndicats membres de la CSN ont conclu une entente de principe avec le ministère de la Famille et les associations patronales qui étaient présentes. Une nouvelle accueillie favorablement par toutes les parties, incluant les syndicats qui y voyaient « une reconnaissance de l'apport des travailleuses aux bénéfices des tout-petits ». Les clauses salariales ont été négociées pour l'ensemble des employés, précise Louise Labrie, qu'ils soient syndiqués ou non - incluant ceux des 57 CPE qui négocient en ce moment.

Pourquoi les négos se poursuivent-elles ?

À la table des négos, qui ont commencé il y a plusieurs mois avec les syndicats de travailleurs, le ministère de la Famille a mené ses discussions avec plusieurs associations patronales. Mais à l'hiver 2016, l'une d'elles a quitté la table, nous dit Louise Labrie. Il s'agit de l'Association patronale nationale (APNCPE), qui chapeaute les 57 CPE de Montréal et de Laval dont il est question. C'est cette association, dirigée par Chantal Bellavance, qui négocie à part avec ces syndicats régionaux en ce moment. Les négos se déroulent également avec une autre association de l'APNCPE qui chapeaute des CPE dans le Centre-du-Québec (Trois-Rivières, Victoriaville). Dans leur cas, des dates de négociations sont prévues, selon Louise Labrie.




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