Le syndicat des professeurs de l'UQAM condamne les gestes de vandalisme, de violence et d'intimidation commis à l'intérieur des murs de l'université au cours des derniers jours. La présidente, Michèle Nevert, souhaite «le retour d'un dialogue» entre la direction et la communauté uqamienne pour régler la crise.

Mis à jour le 10 avr. 2015
Jasmin Lavoie LA PRESSE

«Ce qui nous importe, c'est que le dialogue soit rétabli entre les étudiants, le rectorat et les autres. Peu importe ça passe par qui, il faut trouver une solution », a dit Michèle Nevert lors d'un point de presse cet après-midi.

Le syndicat pense qu'il s'agit de la seule option pour retrouver «le calme et le respect » à l'intérieur des murs. «Notre préoccupation principale, c'est que la transmission du savoir se fasse dans de bonnes conditions », a-t-elle ajoutée. Le syndicat aussi qualifié «d'erreur» la décision de la direction de faire appel à la police. 

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le pavillon J.-A.-DeSève a été saccagé par plus d'une centaine de manifestants qui avaient décidé d'occuper l'UQAM. Les étudiants ont érigé des barricades et vandalisé des bureaux, forçant ainsi le groupe d'intervention tactique à lancer un assaut à l'intérieur de l'immeuble. 

Plus tôt mercredi, une levée de cours a tourné à la foire lorsque la direction a demandé au SPVM d'intervenir. Résultat : 22 personnes se sont fait passer les menottes à l'intérieur des murs de l'université.