Les parents de l'école primaire Saint-Louis-de-Gonzague peuvent pousser un soupir de soulagement. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) renonce à fermer une classe de deuxième année et à remanier les groupes en pleine année scolaire.

Mis à jour le 20 sept. 2012
Pascale Breton LA PRESSE

La Presse a révélé samedi que la décision de la CSDM de changer les élèves de classe, alors que l'année scolaire est entamée depuis plus de trois semaines, a causé un tollé chez les parents des enfants visés.

Mobilisation instantanée

L'école, située au coeur du Plateau-Mont-Royal, compte trois classes de première année et trois de deuxième. La semaine dernière, la CSDM a informé les parents qu'elle fermerait une classe de deuxième année. Il n'y aurait plus que cinq groupes de premier cycle, dont une classe combinée (multiniveaux).

L'enseignante de deuxième année dont le groupe était aboli devait prendre le poste d'une titulaire de cinquième année qui avait moins d'ancienneté en vertu de la convention collective.

La CSDM avait justifié sa décision par la baisse imprévue du nombre d'élèves et la nécessité de réduire son déficit budgétaire.

La mobilisation des parents ne s'est pas fait attendre. Plus de 200 personnes ont signé une pétition pour que la CSDM revoie sa position. Mardi soir, un groupe de parents a aussi rencontré le directeur général de la commission scolaire, Gilles Petitclerc, pour lui faire valoir les conséquences de cette décision sur les enfants.

«Changer les choses»

La CSDM a annoncé hier qu'elle se rendait aux arguments des parents. «On revient à la case départ», a expliqué Alain Perron, porte-parole de la CSDM.

«La décision ne s'est pas prise sans heurts. La gestion du dossier a pris un peu trop de temps et l'information aux parents a tardé. Devant ces faits, il faut revenir sur la décision», a-t-il dit.

Sophie Des Marais, dont la fille est en deuxième année, ne cachait pas sa joie, hier. «Je suis très contente. Cette décision prouve que les parents peuvent faire changer les choses. Je suis heureuse de l'ouverture démontrée par la commission scolaire.»