Les commissaires de la commission scolaire English-Montreal devront finalement trancher mercredi soir, en assemblée extraordinaire, sur le sort de trois écoles anglophones menacées de fermeture.

Mis à jour le 10 janv. 2012
Pascale Breton LA PRESSE

Dans un effort de rationalisation, la direction de la commission scolaire English-Montreal (CSEM) avait recommandé, au printemps dernier, la fermeture de six écoles et le déménagement de six autres.

Au terme des consultations publiques tenues en décembre, la CSEM a révisé sa position. Les recommandations préconisent maintenant la fermeture de deux écoles primaires et d'une école secondaire, de même que le déménagement d'un établissement d'enseignement aux adultes.

Le conseil des commissaires rendra son verdict mercredi soir. «Le pouvoir de décision appartient à la gouvernance de la commission scolaire», rappelle d'ailleurs la présidente de la CSEM, Angela Mancini.

Si l'on en croit les nouvelles recommandations, l'école primaire Nesbitt, à Rosemont, qui a célébré son 100e anniversaire en juin dernier, serait sauvée.

En revanche, l'école primaire St. Brendan, aussi à Rosemont, fermerait ses portes et ses élèves iraient à Nesbitt.

Le conseil de direction de la commission scolaire propose aussi de fermer l'école primaire St. John Bosco, à Pointe-Saint-Charles, au profit de l'école St. Gabriel. Même recommandation pour l'Académie Fraser, à Saint-Laurent, dont les élèves iraient à l'Académie John Caboto.

L'école primaire Carlyle et l'école secondaire James Lyng éviteraient pour leur part la fermeture. Il n'est plus question non plus de déménager les programmes du collège Vincent Massey, à Rosemont, et de Royal Vale, à Notre-Dame-de-Grâce.

Une clientèle en baisse

Il s'agit de décisions difficiles, a souligné Mme Mancini. «Une école, particulièrement dans une communauté anglophone, est le coeur de la communauté dans bien des cas. Toute fermeture est une perte.»

La commission scolaire n'a toutefois plus le choix de réorganiser ses services: les élèves du secteur anglophone représentent à peine 10% de l'effectif total au Québec, et leur nombre est en baisse constante depuis plusieurs années.

«Toutes les raisons de chacune des orientations proposées seront présentées mercredi soir», a pour sa part indiqué le directeur général de la commission scolaire, Robert Stocker.

Les interventions des parents, l'orientation pédagogique des écoles de même que le résultat de la consultation publique de décembre ont toutefois été pris en compte dans ces nouvelles recommandations, a-t-il reconnu.

Malgré cette réorganisation, il n'est pas exclu que d'autres scénarios de fermeture, de fusion ou de déménagement soient proposés dans les années à venir pour faire face à la diminution de la clientèle.