Guy Chevrette et Gilles Beaulieu ont essuyé une fin de non-recevoir en Cour d'appel, vendredi. Les deux hommes espéraient que le tribunal renverse une décision de la commission Charbonneau et leur permette ainsi de contre-interroger le témoin, Gilles Cloutier.

Annabelle Blais LA PRESSE

M. Chevrette souhaitait obtenir le statut de participant à la commission Charbonneau afin de contre-interroger M. Cloutier, un ancien organisateur d'élections clefs en main qui avait mis en cause l'intégrité de M. Chevrette. 

La commission Charbonneau et la Cour supérieure du Québec ont déjà rejeté les requêtes de deux requérants. La Cour supérieure déclarait en octobre dernier qu'elle se refusait à intervenir tant «que le processus d'enquête n'est pas encore terminé». 

Depuis le début des travaux de la Commission, aucun tribunal n'a encore infirmé une décision de la présidente France Charbonneau. 

M. Cloutier, qui a occupé le poste de vice-président au développement des affaires de la firme de génie-conseil Roche (1995 à 2005), a organisé plusieurs élections municipales. 

Au cours de son témoignage à la Commission en mai dernier, M. Cloutier avait affirmé que Guy Chevrette, alors qu'il était ministre péquiste des Transports, avait trempé dans la «magouille».

M. Cloutier avait déclaré qu'il avait versé un pot-de-vin de 25 000 $ à M. Beaulieu qui était aussi destiné à M. Chevrette pour que Roche obtienne un contrat de construction d'un tronçon de route 125 à Saint-Donat.

Au lendemain de ces révélations, M. Chevrette avait publié un communiqué dans lequel il avait nié en bloc les allégations de M. Cloutier.