Deux secteurs du Sommet Saint-Sauveur ont fait l’objet d’un signalement à la Sûreté du Québec au début du mois de janvier pour non-respect de la distanciation et du port du masque. Se voulant rassurante, l’administration affirme néanmoins que toutes les mesures sont en place. Des discussions ont aussi eu lieu avec la Santé publique pour s’assurer que de tels incidents ne se reproduisent pas.

Henri Ouellette-Vézina Henri Ouellette-Vézina
La Presse

« Le 2 janvier, un de nos clients a porté plainte par rapport à un incident au chalet sur le versant Avila. Les policiers nous ont confirmé que les mesures de distanciation sociale n’étaient pas appliquées », reconnaît le directeur du marketing du centre de ski, Christian Dufour, en entrevue avec La Presse.

Il assure que l’organisation a immédiatement apporté des changements à l’intérieur et renforcé les règles, « surtout à l’endroit où les gens doivent aller chercher leurs billets ou des locations ».

Avant de partir, les policiers ont effectué d’autres vérifications sur les lieux. Dans le secteur des glissades sur tube, ils ont également constaté que la distanciation était « ardue » et que le port du masque n’était pas systématiquement respecté. « Là encore, on a fait des modifications en se basant sur l’inventaire des billets disponibles en soirée. Avec le couvre-feu, cette mesure ne sera plus nécessaire », remarque M. Dufour.

Ce qui s’est passé ce soir-là ne devrait pas arriver. On va ajouter encore davantage de sécurité auprès des remontées mécaniques dans les prochaines semaines.

Christian Dufour, du Sommet Saint-Sauveur

Notons que c’est le premier incident qui a nécessité une assistance policière sur la montagne. « Pour nous, ça envoie un message clair qu’il ne faut pas lâcher et qu’il faut continuer d’être vigilants en tout temps, comme on le fait depuis le jour 1. C’est un privilège de continuer de skier, et il faut continuer de renforcer nos mesures. Les skieurs ont aussi une responsabilité de les respecter », dit M. Dufour à ce sujet.

Un suivi a été fait dans les derniers jours à la Direction régionale de santé publique des Laurentides et à la Sûreté du Québec, pour s’assurer notamment que les correctifs requis avaient été apportés. Le Sommet Saint-Sauveur, de son côté, assure avoir sensibilisé encore davantage ses employés après l’incident, pour faire en sorte que toutes les règles en place soient bien respectées. Jeudi, les stations de ski ont accueilli avec soulagement la décision du gouvernement de les laisser poursuivre leurs activités au moins jusqu’au 8 février.