La grève tournante dans l’industrie du taxi s’est notamment déplacée à Québec et Laval, jeudi.

La Presse canadienne

Cette grève tournante a débuté lors du retour du congé de la fête du Travail. Les chauffeurs veulent ainsi protester contre la déréglementation de l’industrie proposée par le gouvernement Legault ; ils trouvent également les compensations qui leur sont offertes insuffisantes.

L’organisation Mobilisation taxi a fait savoir que les villes touchées par la grève tournante, jeudi, étaient Québec, Laval, Le Gardeur, Lachute, Jonquière, Trois-Rivières, Granby, Baie-Comeau, Thetford-Mines et Black Lake, Chicoutimi, Repentigny, Rouyn-Noranda, Gatineau, Cap-aux-Meules et Mont-Joli.

À Laval, les taxis devaient manifester devant l’hôtel de ville en matinée.

L’aide totale proposée par le gouvernement québécois à l’industrie du taxi et aux chauffeurs atteindrait 814 millions, soit 250 millions versés en 2018 aux titulaires de permis, 250 millions annoncés en mars 2019, 270 millions sous la forme d’une redevance perçue à chaque course et la somme de 44 millions offerte à l’industrie pour se moderniser, provenant des redevances payées par Uber depuis 2017.

En vertu du projet de loi, les chauffeurs, qu’ils soient de l’industrie traditionnelle du taxi ou occasionnels au service d’une application, devront répondre aux mêmes normes. Tous devront avoir un permis de classe 5, plutôt que la classe 4C des chauffeurs de taxi actuels, avoir une formation minimale — dont la durée reste à déterminer. De même, ils devront réussir un examen et se soumettre à une vérification des antécédents judiciaires.