Une patrouille nautique a été déployée dans le réservoir Mitchinamecus pour permettre de retrouver l’hélicoptère qui transportait Stéphane Roy, PDG de Savoura, et son fils, disparus mercredi dernier dans les Hautes-Laurentides.

Mayssa Ferah
La Presse

Les embarcations munies de dispositifs de signalisation sonore sillonnent la zone ciblée du cours d’eau, d’une superficie de 2 km par 7 km. La zone ciblée est située en eau très profonde, ce qui nécessite la présence de la patrouille nautique, selon Hélène Nepton, porte-parole de la Sureté du Québec.

«En ce moment on est encore en train d’enquêter sur toutes les pistes possibles» a dit à La Presse Nora Amrane, officier des affaires publiques pour le directorat des affaires pour les forces aériennes. «Le territoire a été réduit hier de 44%, on parle donc de 12 700 km2 à arpenter».

Les Forces armées canadiennes travaillent de manière étroite avec la famille et les bénévoles. Un faible signal en provenance du cellulaire de Stéphane Roy aurait été émis. Selon la sous-lieutenante Amrane, le signal est une information supplémentaire encore sous enquête.

André Michaud, porte-parole externe de Savoura, côtoie Stéphane Roy depuis plus de deux décennies : «C’est un battant doté d’un instinct de survie hors du commun. Il va tout faire pour se sortir de cette mésaventure, peu importe le scénario.»

M. Michaud a réitéré l’importance de poursuivre les recherches au sol «de façon intense et sur l’ensemble du territoire», malgré l’immensité du milieu sauvage où l’hélicoptère a disparu sans laisser de traces. Il implore les milliers de gens présents en forêt dans cette zone de contribuer et de garder l’œil ouvert. «Le territoire est trop grand pour tout ratisser, dit-il, mais on compte sur les amateurs de villégiature pour garder l’œil ouvert dans les petits bois et les chemins moins fréquentés.»

Selon lui, la recherche aérienne a ses limites, en raison de la végétation dense du territoire où l’hélicoptère a disparu. Même si l’armée dispose d’effectifs aériens et de radars, il n’y a toujours pas de trace du véhicule et aucun indice supplémentaire permettant de retrouver Stéphane Roy et son jeune fils.

Comme dans toutes circonstances semblables, la famille et les proches de M. Roy vivent des hauts et des bas. Ils ne se laissent toutefois pas décourager. «Le seul scénario possible, c’est que M. Roy et son fils sont vivants», ajoute M. Michaud.