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Sainte-Marthe: «prématuré» de promettre la reconstruction, dit Legault

Il y a 10 jours, la rupture d'une... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Il y a 10 jours, la rupture d'une digue de glaise a provoqué un branle-bas à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. En quelques minutes, les eaux du lac des Deux-Montagnes ont recouvert le tiers de la superficie de la ville.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

(Québec) Québec n'a pas encore décidé s'il reconstruira la digue qui a cédé à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, a dit François Legault, mardi. Il juge donc «prématuré» de promettre aux sinistrés qu'ils pourront rebâtir leur maison, comme l'a fait la mairesse de la municipalité.

Le premier ministre a formé la semaine un comité interministériel chargé de déterminer la suite que son gouvernement donnera aux inondations printanières. Ce groupe s'attaquera en «priorité» au cas de Sainte-Marthe, où la rupture d'une digue a forcé à elle seule l'évacuation de 6000 résidants.

Selon The Gazette, la mairesse Sonia Paulhus a promis aux sinistrés qui ont perdu leur maison qu'ils pourront la reconstruire.

«Pour l'instant, c'est prématuré», a répondu François Legault mardi.

Le premier ministre a assuré que son gouvernement ne tardera pas à statuer sur la digue. Il se dit conscient que la décision affectera le sort de plusieurs centaines de citoyens qui ont été forcés de quitter leur maison.

«C'est important de savoir si on peut reconstruire une nouvelle digue deux pieds plus élevée que la précédente, et ensuite être capables de prendre des décisions concernant les réparations ou les déménagements, a dit M. Legault. Mais il est trop tôt à ce moment-ci pour répondre à cette question.»

Plus tôt dans la journée, Québec solidaire (QS) a appelé le gouvernement Legault à empêcher la reconstruction de toutes les maisons endommagées à Sainte-Marthe. Le parti a dit craindre qu'un tel scénario n'expose les résidants à de nouvelles inondations dans les prochaines années.

«Il faut réaménager à l'extérieur des zones inondables parce que, ce qui est arrivé là en 2019, pourrait se répéter dans quelques années, a indiqué la députée solidaire Émilise Lessard-Therrien. Ce qu'on veut, c'est un développement qui va durer dans le temps pour que les générations futures puissent arrêter d'avoir ces inondations.»

Le parti a précisé par la suite qu'il ne souhaite pas nécessairement la relocalisation «mur à mur» de tous les sinistrés. Il souhaite que la cartographie de la plaine inondable de la région soit mise à jour avant qu'une décision finale soit prise. S'il devient clair que des inondations futures sont «inévitables», alors il faudra se résigner à relocaliser les résidences.

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François Legault et la mairesse Sonia Paulhus à Sainte-Marthe-sur-le-Lac jeudi dernier.

HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

La Ville a annoncé lundi que l'opération de colmatage de la brèche était terminée. L'eau qui se trouve toujours dans les quartiers résidentiels sera évacuée dans les prochains jours.

La mairesse Sonia Paulhus a indiqué à The Gazette que les sinistrés seront autorisés à rebâtir leurs maisons. Elle mise sur la construction d'une nouvelle digue, plus haute et plus résistante, pour protéger ces habitations.

«Pacte Rivières»

QS réclame un débat d'urgence à l'Assemblée nationale pour réfléchir à des moyens d'éviter les dommages à grande échelle lors des prochaines périodes de crues.

Pour lancer la discussion, le parti a proposé mardi un «Pacte Rivières». Le plan prévoit le réaménagement des berges des rivières, la relocalisation des citoyens hors des plaines inondables et une protection accrue des milieux humides. On propose une réforme pour réduire la dépendance des municipalités à la taxation foncière. Cette situation a été montrée du doigt par plusieurs experts, car elle encourage les villes à autoriser des développements en zone inondables.

«Il faut revoir notre manière d'aménager le territoire, surtout autour des cours d'eau, et ça, c'est un grand chantier, a noté le co-porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois. Parlez-en aux municipalités qui développent depuis des années sur un modèle qui n'est pas viable.»

Il y a 10 jours, la rupture d'une digue de glaise a provoqué un branle-bas à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. En quelques minutes, les eaux du lac des Deux-Montagnes ont recouvert le tiers de la superficie de la ville.

Des centaines de maisons ont été inondées et 6000 personnes ont dû être évacuées d'urgence.

- Avec Tommy Chouinard, La Presse




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