La digue qui a cédé en fin de semaine à Sainte-Marthe-sur-le-Lac a été endommagée lors des inondations de 2017, et la municipalité prévoyait lancer des travaux cet automne pour la rendre «moins vulnérable aux crues des eaux».

Mis à jour le 29 avr. 2019
MARTIN CROTEAU LA PRESSE

En janvier, les élus de Sainte-Marthe ont approuvé une résolution pour demander l'autorisation au ministère de l'Environnement de réaliser la réfection de la digue. Des travaux de rehaussement ont été jugés nécessaires parce que le muret de glaise avait été endommagé «lors des inondations au printemps 2017», précise le procès-verbal de la séance.

«Il y avait un rehaussement à faire à quelques endroits, a indiqué Yves Legault, le conseiller municipal qui a proposé la résolution en janvier. Elle s'était affaissée de six à huit pouces. Il n'y avait rien de grave, c'était juste de l'affaissement.»

Après les crues de 2017, qui avaient largement épargné Sainte-Marthe-sur-le-Lac, la municipalité a lancé un examen des digues qui protègent les quartiers résidentiels. On a alors découvert que le muret naturel, celui qui a cédé, risquait d'être submergé si les vents causaient des vagues en période de crue.

Rien n'indiquait que la structure était fragile ou déficiente, a toutefois assuré M. Legault.

«S'il y avait eu une vulnérabilité, on aurait pris des mesures immédiatement, a-t-il assuré. Mais il n'y avait pas de vulnérabilité. C'est surtout la hauteur qui était la problématique.»

La Ville prévoyait mener les travaux de rehaussement cet automne. Elle a transmis une demande d'autorisation à Québec en février.

Le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, a confirmé que ses services étudient la demande de la Ville depuis «quelques semaines». Il a assuré qu'elle a été traitée avec diligence.

«Autant la Ville que le Ministère ont pris leurs responsabilités dans ce dossier, a assuré M. Charette. Il n'y avait pas d'indication de travaux d'urgence. Au contraire, la Ville avait demandé à réaliser des travaux l'automne prochain. Donc on était tout à fait dans le respect du calendrier pour honorer la demande de la Ville.»

La formation d'une brèche dans la digue de glaise a provoqué l'engloutissement d'environ un tiers de la superficie de Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Des centaines de maisons ont été inondées et plus de 6000 personnes ont dû être évacuées d'urgence.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Le ministre de l'Environnement, Benoit Charette.