(Québec) Le gouvernement n’a pas encore décidé s’il va autoriser la reconstruction de la digue qui a cédé à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, engloutissant le tiers de la superficie de la municipalité.

Martin Croteau Martin Croteau
La Presse

«Il n’y a pas de décision de prise», a dit le premier ministre François Legault lors d’une conférence de presse mardi.

Le premier ministre a indiqué que des digues temporaires sont aménagées à l’est et à l’ouest de la brèche pour protéger des quartiers résidentiels vulnérables. On envisage aussi d’aménager un rempart au centre.

Mais ces installations sont temporaires. Avant de procéder à des aménagements permanents, il faudra mener une analyse plus profonde, a indiqué M.  Legault.

«Il faut regarder les impacts environnementaux de la construction des digues et des potentiels dégâts, a expliqué M. Legault. Donc ce sera à évaluer de façon réaliste, avec ce qu’on connaît maintenant à la suite de 2017 et à la suite de 2019.»

PC

La ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault et le premier ministre François Legault ont fait le point sur la situation, mardi, à Québec.

Le premier ministre a expliqué que les autorités craignent que l’eau qui a pénétré dans la ville devienne polluée, et que son rejet dans le lac des Deux-Montagnes ait des conséquences environnementales néfastes.

Les municipalités sont responsables de l’entretien des digues mais elles doivent obtenir des autorisations du gouvernement pour les aménager.

La Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac avait mené des études sur les digues qui protègent ses quartiers résidentiels après les inondations de 2017. Elle avait demandé en février l’autorisation de rehausser le muret de glaise qui afin de le rendre «moins vulnérables aux crues des eaux».

Ce rempart a cédé samedi, provoquant en quelques minutes l’inondation de centaines de maisons et l’évacuation de 6000 personnes.

10 000 évacués

Le bilan des inondations s’élève désormais à 6681 maisons inondées, 3548 maisons isolées et 10 539 personnes évacuées de leur domicile.

La situation s’améliore toutefois dans la grande majorité des régions touchées par les crues.

«On semble voir la lumière au bout du tunnel dans la plupart des régions, a dit la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. […] À part le lac des Deux-Montagnes et la rivière des Outaouais, tous les cours d’eau sont à la baisse aujourd’hui.»