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Anne-France Goldwater devant le comité de discipline du Barreau

Me Anne-France Goldwater fait face à une plainte... (PHOTO OLIVIER JEAN, Archives LA PRESSE)

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Me Anne-France Goldwater fait face à une plainte liée à une entrevue accordée au micro de Paul Arcand en 2016 au sujet de la séparation de Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder, a appris La Presse.

PHOTO OLIVIER JEAN, Archives LA PRESSE

La célèbre avocate Anne-France Goldwater devra faire face aux préfets de discipline de son ordre professionnel pour son rôle dans les procédures familiales qui opposent Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder.

L'avocate montréalaise, qui a représenté le magnat des communications pendant plusieurs mois, fait face à une plainte liée à une entrevue accordée au micro de Paul Arcand en 2016, a appris La Presse.

Elle devra se présenter en mai prochain devant le conseil de discipline du Barreau pour répondre d'une accusation d'avoir commis un « acte dérogatoire à l'honneur de la profession ».

La plainte à l'origine du processus, déposée par le camp Snyder, reproche à l'avocate d'avoir pris la parole publiquement concernant la séparation alors que l'ex-couple était en processus de médiation. Une entente de confidentialité liait alors le couple.

Le 15 septembre 2016, Me Goldwater a accordé une entrevue dans le cadre de l'émission matinale du 98,5FM. Elle y expliquait les motifs qui l'avaient poussée à accepter de représenter l'homme d'affaires dans le cadre de sa séparation d'avec Julie Snyder.

« Je me suis dit : voilà un exemple en or à mettre devant la place publique, devant les tribunaux - si ça devrait être là, parce que bien entendu, nous sommes en médiation -, de mettre en relief quels sont les défis dans l'ère moderne, pour les femmes, de se retrouver à la tête de leur pays et patrie », a-t-elle dit. « Il n'avait pas le choix s'il voulait maintenir son rôle parental, a-t-elle poursuivi un peu plus tard. Le choix était peut-être cruel, mais voilà. Il a fait le genre de sacrifice que des femmes font depuis le début des temps. »

Elle a continué en exprimant un souhait : « J'ose espérer pour eux que cette médiation puisse apporter la solution négociée que les parties souhaitent. »

Le même jour paraissait une entrevue avec l'avocate sur le site d'un média spécialisé en affaires juridiques, dans laquelle elle reprenait essentiellement le même message.

FEU ROUGE, PUIS FEU VERT

Selon nos informations, la plainte a d'abord été refusée par le bureau du syndic du Barreau du Québec. Une demande de révision de ce refus a ensuite été faite. Ce processus s'est conclu par l'acceptation de la plainte et la nomination d'une syndique ad hoc, une avocate externe nommée spécifiquement pour ce cas, qui la présentera au conseil de discipline.

Le Barreau du Québec n'a pas répondu aux questions de La Presse sur la situation. Les détails des faits reprochés à un professionnel accusé ne sont rendus publics qu'au premier jour des audiences.

Jointe par La Presse, Me Goldwater a refusé de s'étendre sur la situation.

« Je répète que je favorise toujours la médiation et j'ai trouvé que c'était un moment très approprié pour faire valoir l'importance de la médiation, peu importe si vous êtes une personne modeste ou une personne fortunée. »

« J'ose espérer que ça rehausse l'image de la profession. Il n'y a pas un avocat familialiste qui favorise la chicane. » Elle est représentée par Me Karim Renno devant le conseil de discipline du Barreau du Québec.

Julie Snyder a refusé de commenter la situation.

Me Goldwater et Pierre Karl Péladeau ont eux-mêmes eu maille à partir par la suite, alors que l'avocate a lancé une poursuite contre son ex-client pour 92 000 $ en honoraires impayés. Une entente aurait été conclue dans cette affaire.

L'avocate, qui a animé sa propre émission de télévision, n'en est pas à sa première apparition devant le comité de discipline du Barreau du Québec. En 2013, elle avait été réprimandée pour avoir dit à un autre avocat d'aller « manger de la marde », en plus d'ajouter que son « client a un zizi trop petit pour satisfaire sa femme et qu'en plus, il est trop cheap ».




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