Vieux-Lévis: des trésors en face de Québec

Lévis offre une vue imprenable sur la ville... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Lévis offre une vue imprenable sur la ville de Québec.

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(Lévis) Lieu de naissance du Mouvement des caisses Desjardins, domicile de l'un des plus importants chantiers maritimes du Canada, ville natale de l'un de nos poètes nationaux, Lévis est bien davantage qu'une simple banlieue de Québec. C'est une enclave historique, paisible et charmante qui offre une vue spectaculaire sur le fleuve toujours changeant, sur la Vieille Capitale dominée par l'orgueilleux Château Frontenac et, au loin, sur le moutonnement violet des Laurentides.

Il n'y a peut-être pas de quoi en faire une destination en soi (encore que...), mais Lévis vaut certainement qu'on y passe un peu de temps, disons, au cours d'un séjour à Québec. Il suffit pour cela de sauter dans le traversier qui fait la liaison entre les deux rives. C'est vite fait, agréable, peu coûteux, et ça donne une nouvelle perspective sur la Vieille Capitale, ses atours et ses alentours.

Le secteur de la Traverse, autrefois bien tristounet, a bénéficié d'une mise en beauté radicale. On n'a pas lésiné, et cela se voit.

Complètement redessinée, la nouvelle gare fluviale a été inaugurée l'an dernier, et l'on a enfin rendu le Saint-Laurent aux citoyens de Lévis, qui n'ont désormais plus rien à envier à leurs vis-à-vis de Québec. Le quai Paquet, réaménagé au coût de 19 millions de dollars, rivalise de beauté et d'élégance avec la promenade Champlain... avec en prime une vue splendide sur la ville d'en face.

À travers une profusion de verdure, on y trouve une vaste esplanade, une piste cyclable et des jeux d'eau formidables où petits et grands adorent se rafraîchir (avec ses 90 jets, la fontaine du quai Paquet, inaugurée en juin dernier, est la plus puissante au Canada!).

Mieux encore, on est à refaire complètement la vieille rue Saint-Laurent - un investissement de 9 millions de dollars - pour la rendre plus agréable.

Ce coin de Lévis risque de devenir incontournable... Surtout si le lieu historique national du chantier A.C. Davie finit par obtenir les fonds nécessaires au réaménagement de l'ancien plan de halage et des quais. Pour l'heure, le musée ne se visite que l'été ou sur réservation, hors saison, pour les groupes. À noter pour l'an prochain, donc: on y apprend des tas de choses sur cette famille pas ordinaire et sur l'histoire de ce chantier, dont Mme Davie, née Elizabeth Johnson Taylor, a pris les rênes après la mort de son mari, Allison, en 1836!

En haut de la falaise, la terrasse du Chevalier-de-Lévis, avec ses jolies gloriettes à toit rouge, invite à la flânerie. Les mercredis et samedis d'août, les gens s'y amènent dès la fin de l'après-midi, avec leur chaise, leur petite laine et leur coeur d'enfant en prévision des feux d'artifice Loto-Québec, tirés d'une barge ancrée en plein milieu du fleuve. Le point de vue est inégalable, en vérité. Mais le spectacle du coucher de soleil, qui a lieu tous les soirs de l'année, vaut à lui seul bien des girandoles et des fusées!

Puis, dans les rues pentues du Vieux-Lévis, le promeneur, à tout bout de champ, tombe en arrêt devant des maisons anciennes conservées avec amour, des courettes toutes fleuries, les nobles murailles du couvent dont le toit de tôle rutile au soleil.

Si c'est dimanche, avec un peu de chance, la très belle église Notre-Dame sera ouverte. Construite en 1851 sous les ordres du fameux Thomas Baillargé, elle était à l'époque le deuxième temple en importance au pays avec ses 1500 places. Ses dorures sur fond ivoire, la pureté de sa nef, la fraîcheur des vitraux Art déco, conçus par un élève de Guido Nicheri dans les années 40, en font un monument tout en délicatesse.

Rue Bégin et dans quelques rues avoisinantes, une petite concentration de commerces - bars, restos, boutiques, cafés, galerie d'art, librairie - offre juste ce qu'il faut pour passer un après-midi à musarder, ou une soirée à bavarder, ou les deux.

À L'Îlot, Nadie Ostiguy prépare avec amour des... (PHOTO PASCAL RATTHÉ, COLLABORATION SPÉCIALE) - image 2.0

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À L'Îlot, Nadie Ostiguy prépare avec amour des plats végétariens, végétaliens ou sans gluten.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, COLLABORATION SPÉCIALE

Nos bonnes adresses

L'Îlot

Dans ce qui est aussi une galerie d'art (Art'chipel), Nadie Ostiguy prépare avec amour des plats végétariens, végétaliens ou sans gluten, mais tous bios et délicieux si l'on en juge par son sandwich «BLT». Entre deux tranches d'un «pain» cru à base de noix, de fines lamelles d'aubergine déshydratées et grillées remplacent le bacon, et une belle et abondante salade garnit l'assiette - de quoi faire tomber tous les préjugés. Avec ça, une atmosphère relax, un joli jardin à l'arrière, des vins bios et une patronne franchement adorable.

7, rue Saint-Louis, Lévis, 418 254-2545

Les Ateliers Queue de Chemise

Pour un vêtement original fait main et à prix d'ami, c'est par ici. Dans son petit atelier, Manon Fournier marie les matières, recyclées ou non, les textures et les motifs pour produire des pièces vraiment uniques (elle ne fait jamais deux fois la même), colorées, pleines d'humour et de joie de vivre. On trouve aussi chez elle des bijoux d'artisans locaux, des accessoires rigolos et un accueil personnalisé, pour ne pas dire personnel. On se sent comme chez une amie.

43, rue Bégin, Lévis, 418 208-7209

La Maison Alphonse-Desjardins

Indispensable visite pour comprendre ce qui animait Alphonse Desjardins et sa femme, Dorimène, quand ils ont fondé le Mouvement des caisses Desjardins. Admirablement restaurée, meublée et semée d'objets qui ont appartenu à la famille, la maison a abrité non seulement la vie quotidienne des Desjardins et de leurs neuf enfants, mais aussi le bureau où Alphonse et Dorimène recueillaient l'argent des premiers déposants, à coups de 5 et de 10 cents. Édifiant.

6, rue du Mont-Marie, Lévis, 418 835-2090, poste 6400

Maison natale de Louis Fréchette

Un peu en dehors de Lévis, cette vénérable maison a échappé de justesse à la démolition grâce à l'obstination d'une poignée de passionnés. À la suite de restaurations majeures, elle présente maintenant une exposition sur la vie et l'oeuvre de Louis Fréchette. Très influencé par Victor Hugo, farouchement opposé à la Confédération, deux fois exilé, défenseur acharné de la langue française, il a mené une vie digne d'un roman. Il en a conté une partie dans ses Mémoires intimes. C'est aussi à lui qu'on doit les Contes de Jos Violon. La maison abrite d'ailleurs le Festival international du conte Jos Violon, qui aura lieu cette année du 13 au 23 octobre.

4385, rue Saint-Laurent, Lévis, 418 837-4174

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