La folie fat bike

En fat bike l'hiver, le plaisir est maximisé... (La Presse, Martin Chamberland)

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En fat bike l'hiver, le plaisir est maximisé lorsque les sentiers sont bien battus.

La Presse, Martin Chamberland

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(BROMONT) Le fat bike, vous connaissez? Il s'agit de ce drôle de vélo à pneus surdimensionnés qui permet de pédaler dans toutes les conditions - ou presque - de l'hiver québécois. Nous en avons fait l'essai.

Officiellement, on peut rouler en fat bike peu importe la température, qu'il fasse - 30° ou -15 °C. Mais lorsque la température grimpe près du point de congélation, le plaisir de s'adonner à ce sport original est décuplé.

Ce type de vélo existe depuis quelques années. Des précurseurs en ont notamment enfourché dans les dunes du Sahara et en Alaska. Après avoir récemment traversé nos frontières, la fièvre du vélo à pneus surdimensionnés touche de plus en plus de Québécois.

Sachez toutefois que même s'il est conçu pour affronter les rigueurs de l'hiver, l'expérience que vous vivrez au guidon d'un tel vélo ne sera pas concluante si 30 cm de nouvelle neige recouvrent le sol. Le plaisir est davantage au rendez-vous lorsque les sentiers sont bien battus.

Dans les sentiers sinueux, il faut être particulièrement agile pour rester sur la portion battue, qui fait souvent moins de 50 cm de largeur. La roue avant doit demeurer en piste, sinon c'est une perte de maîtrise presque assurée.

Puisque la neige recouvre les obstacles (roches, branches d'arbres), les montées sont beaucoup moins techniques que l'été en vélo de montagne. Elles ne sont pas faciles pour autant, car il faut doser son pédalage avec efficacité afin d'éviter de faire patiner la roue arrière dans la neige.

Pour maximiser sa vitesse en descente, il est impératif de bien maîtriser son freinage et de ne pas hésiter à faire déraper la roue arrière pour demeurer dans la tranchée.

Un sport en évolution

Pratiquement chaque semaine, on apprend que de nouveaux centres acceptent les vélos d'hiver dans leurs sentiers de raquette, de marche ou de ski de fond, à condition, bien entendu, de cohabiter en toute civilité avec les autres utilisateurs.

«Je suis surpris de l'évolution rapide du fat bike depuis un an ou deux, dit Hugo Bardou, président de Cycles Xprezo. C'est un phénomène assez unique au Québec. On ne trouve pas une si grande croissance dans les autres provinces.»

L'entreprise bromontoise, spécialisée dans la fabrication de vélos haut de gamme, s'est lancée dans l'aventure du fat bike l'automne dernier. Les 50 exemplaires de son modèle GrosBig ont trouvé preneur en quelques semaines seulement. Si bien que Xprezo, qui nous a prêté un GrosBig pour en faire l'essai dans les sentiers du mont Oak, à Bromont, songe à doubler, voire à tripler sa production pour l'hiver prochain.

«On en est aux balbutiements de ce sport, de cette nouvelle discipline. On voit des courses, des événements s'ajouter au calendrier. Si tout le monde embarque - les parcs, les organisateurs d'événements - , ça va continuer de prendre de l'ampleur», croit M. Bardou.

Calendrier chargé

Les événements liés au fat bike sont de plus en plus nombreux. À la mi-janvier, malgré le froid, le Véloneige du parc de la Gorge de Coaticook a rassemblé 110 personnes pour des randonnées et une course.

Aujourd'hui, la formule sera répétée au Centre national de cyclisme de Bromont pour ce qu'on a baptisé pour Le Jour de la marmotte. «L'engouement pour le fat bike est assez impressionnant cette année», confirme l'organisateur de ce rendez-vous, Nicolas Legault, qui estime qu'une cinquantaine de cyclistes pédalent chaque jour dans les différents sentiers de la ville les samedis et dimanches.

Le 15 février, le parc national d'Oka sera l'hôte d'une activité du même genre. Notons qu'il est en tout temps possible de louer un vélo d'hiver à ces trois endroits.

Enfin, la Traversée du lac Saint-Jean à vélo sera présentée le 28 février. Les cyclistes, au nombre de 75 jusqu'ici, devront franchir 30 km entre Péribonka et Roberval, soit le parcours qu'empruntent les nageurs depuis 1955 lors de la compétition estivale. «On a des concurrents des États-Unis, de la France, de la Belgique et de l'Italie», explique l'organisateur, David Lecointre, qui s'est mis au vélo d'hiver parce qu'il en avait assez de s'entraîner à l'intérieur. Selon lui, les plus rapides devraient rallier l'arrivée en deux heures environ. Une équipe de 110 bénévoles, dont plusieurs motoneigistes, encadrera les cyclistes.

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