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Les secrets du Red Light montréalais

La visite Montréal burlesque s'amorce à la Taverne... (Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse)

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La visite Montréal burlesque s'amorce à la Taverne Midway et se termine juste en face, au Café Cléopâtre (notre photo).

Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse

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Bien faite, la visite guidée est un sérieux remède contre la dépendance au téléphone intelligent. Ce qui n'est pas rien en ce XXIe siècle pixélisé.

À preuve, cette récente visite du Red Light organisée par Secret Montréal et que nous avons faite incognito. Des 12 participants que nous étions, bien peu ont jeté un oeil, ne serait-ce que furtif, sur leur «cell» durant les 90 minutes passées à explorer le secteur de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent. Et personne n'a fait défection en cours de route non plus.

Il faut conclure que c'était bien, malgré certaines imperfections.

Secret Montréal se définit comme un nouveau «produit touristique». L'organisme est né de l'association entre Haunted Montreal et Guidatour. Son but: offrir aux Montréalais et touristes des visites, en français et en anglais, pour découvrir l'histoire cachée, bien arrosée et pas toujours catholique de la métropole. Car de ce passé digne de se confesser, il reste des traces. À travers plusieurs édifices vieillissants, le jupon du bon vieux Red Light dépasse toujours.

Deux visites sont proposées: Montréal burlesque et Fantômes du Red Light. Si la première s'intéresse d'abord à la vie des artistes et propriétaires de cabarets, la seconde se penche davantage sur l'histoire criminelle et surnaturelle de la ville.

Du Midway au Café Cléopâtre

La visite Montréal burlesque s'amorce à la Taverne Midway et se termine juste en face, au Café Cléopâtre. Entre les deux, le groupe s'arrête à une dizaine de lieux où comédiens, animateurs, chanteurs, stripteaseuses (et seurs), gens de la pègre, shylocks et leurs détracteurs ont meublé les nuits de Montréal des années 20 au début des années 50. On croise Monica la Mitraille et Guilda, Miles Davies et le maire Jean Drapeau, Al Capone, Marcel-les-dents-en-or, Lili St-Cyr et plusieurs autres.

À 21h, Lili sort de la Taverne Midway... (Photo David Boily, La Presse) - image 2.0

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À 21h, Lili sort de la Taverne Midway sa lanterne rouge à la main et nous souhaite la bienvenue. Une fleur de papier rouge dans ses cheveux roux, une robe noire à pois blancs sur laquelle elle a jeté un boléro de dentelle, un gros tatou de chat sur son bras gauche, elle est tout sourire, engageante, attachante.

Photo David Boily, La Presse

Parlant de Lili, c'est le prénom de scène de notre guide (Lili Lollipop) qui, comme tous ses collègues, est comédienne. En fait, elle est artiste du burlesque et a un numéro au Candyass Cabaret du Café Cléopâtre.

À 21h, Lili sort de la Taverne Midway sa lanterne rouge à la main et nous souhaite la bienvenue. Une fleur de papier rouge dans ses cheveux roux, une robe noire à pois blancs sur laquelle elle a jeté un boléro de dentelle, un gros tatou de chat sur son bras gauche, elle est tout sourire, engageante, attachante. Généreuse de son temps, elle termine ses interventions en nous invitant à poser des questions et jette parfois un oeil dans son petit carnet pour être certaine de nous passer l'entièreté de sa matière.

«Tout est important! Tout!», dit-elle avec conviction.

Améliorer l'enrobage

Nous sommes sortis de la visite en ayant appris plusieurs choses. Dans l'ensemble, les informations véhiculées sont justes. Là où il faut s'améliorer, c'est dans l'enrobage.

Mme Lili qui, à sa décharge, n'en était qu'à sa seconde visite, devrait peaufiner certains détails. D'abord, en nous donnant, en introduction, une courte et claire définition de ce qu'est le burlesque. Chacun peut en avoir une vague idée, mais sans plus.

Ailleurs, il serait bien de préciser des choses, de faire des liens. De nous dire, par exemple, qu'Olivier Guimond fut l'un des fondateurs du burlesque à Montréal est bien. Mais de préciser si c'était le père ou le fils aurait été mieux. De parler d'un musée appelé Eden au Monument-National sans faire de lien avec la télésérie est dommage. Même chose avec la célèbre tenancière de bordel Anna Beauchamp. Rappeler que Dominique Michel l'a personnifiée dans la série Montréal, ville ouverte de Lise Payette aurait sans doute été opportun.

Comme nous n'avions pas le nez collé dans nos téléphones, on aurait pu aussi apporter deux ou trois photos des personnages dont il est question pour les faire circuler de main en main.

Au stade du décollage, Secret Montréal est un bon produit, très utile pour mieux faire connaître l'histoire du centre-ville. Il reste maintenant à le peaufiner.

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Prix: 25 $ adulte, 19 $ étudiant

secretmontreal.ca

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