Au Triton, sans canne ni fusil

Construit en 1893, le Club House est l'un... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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Construit en 1893, le Club House est l'un des bâtiments d'origine de la des Seigneurie du Triton.

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La chasse ou la pêche ne plaisent pas à tous. Or, qui a dit qu'il fallait traquer le gibier ou taquiner le poisson pour apprécier le grand air, même dans une pourvoirie?

Les lieux

Magiques, tout simplement. La Seigneurie du Triton, que l'on appelle affectueusement le Triton, n'est accessible que par bateau. Les visiteurs qui s'y rendent par la route doivent laisser leur véhicule dans un stationnement et prendre une navette. Après une quinzaine de minutes sur l'eau, les bâtiments principaux, dont le majestueux Club House, apparaissent au bord de la rivière Batiscan. À cet instant précis, on se demande bien quel fou a eu l'idée d'installer là une pourvoirie en 1893. Et on devine qu'on y trouvera, en version authentique, ce que plusieurs essaient de reproduire, en vain.

L'histoire

Le fou en question était Alexander Luders Light. Il a mis la main sur ce vaste territoire qui comprenait 200 lacs. Au départ, le Triton Fish and Game Club comptait 300 membres qui payaient 150 $ par année. Une fortune, mais l'endroit était chic. Il a attiré les présidents Theodore Roosevelt et Harry Truman, les membres de la famille Rockefeller et Molson et même Winston Churchill. On les imagine prendre un digestif sur le bord du feu dans le salon principal. Le Triton possède un territoire exclusif de pêche de plus de 45 km2, comportant 12 lacs et une rivière.

La contemplation

Si on va au Triton pour pêcher et chasser, l'endroit attire aussi beaucoup les familles, l'été, et les groupes de Français, l'automne, pendant les couleurs. S'y faufiler à deux est absolument formidable, car tout invite à la contemplation de cet endroit béni des dieux. Il est possible de sillonner les lacs, ou simplement les sentiers à la découverte de champignons. Un forfait «villégiateur» est offert à partir de 145 $ par jour, par personne, incluant les repas. Il faut réserver plusieurs mois d'avance pour les week-ends d'automne, car les places s'envolent rapidement.

Des chalets pour les groupes et des auberges... (Photo Marco Campanozzi, La Presse) - image 2.0

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Des chalets pour les groupes et des auberges plus récentes offrent des chambres avec salles de bains privées. Mais, elles n'ont évidemment pas le charme de celles du Club House.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

L'ambiance

Camp de vacances. Décidément. Complètement. Avec des moniteurs qui arrivent sur place pour travailler au printemps quand la Seigneurie ouvre ses portes, et repartent à la fermeture, mi-octobre. Comme de vrais moniteurs, ils font plusieurs tâches. Votre guide en nature pourra donc vous servir le souper le soir ou le midi, en forêt où se tiennent les adorables shore lunches, préparés sur un barbecue à aire ouverte. On s'y rend en canot. Les paresseux demanderont un lift à un moniteur...

Les chambres

Plusieurs options: des chalets pour les groupes et des auberges plus récentes offrent des chambres avec salles de bains privées. Elles n'ont évidemment pas le charme des chambres de bois du Club House (surtout celles qui ont vue sur l'eau). Il faut toutefois partager les salles de bains et les douches, à moins que vous ne réserviez la suite du président qui contient tout cela en plus d'un balcon doté d'un point de vue à couper le souffle. À savoir: l'endroit n'est pas du tout insonorisé. Vous entendez littéralement tout ce qui se dit d'une chambre à l'autre. Ça fait partie du charme.

Les repas

Petit-déjeuner style buffet, charmant lunch en nature où l'on fait griller de la viande et souper trois services avec choix d'une entrée et d'un plat sur deux options. C'est bon, sans être de la grande gastronomie, même en y ajoutant des suppléments comme un tartare de truite. On recommande par contre - et chaudement - le plateau de poissons et viande (très) fumés à déguster devant le feu, l'automne, avec une bière de la microbrasserie La Pécheresse de La Tuque. Et gâtez-vous: prenez la chaise de Roosevelt!

Le train

C'est très long, six heures sans compter les retards presque inévitables puisque les trains de passagers de VIA laissent passer les trains de marchandises. En plus, ça fait grimper la facture du séjour. Malgré cela, nous vous le conseillons chaudement - si vous êtes patients bien sûr. La route est magnifique, particulièrement au nord de Saint-Tite alors que la voie ferrée fonce dans le bois et longe la rivière Batiscan, sinueuse, magnifique. On y croise quelques villages ou hameaux. Le Québec comme on le voit rarement.




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