Recherche Voyage

Entre Québec et Montréal: la 20 ou la 40?

De Saint-Nicolas, on a vue sur les deux... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

De Saint-Nicolas, on a vue sur les deux ponts qui donnent sur Québec.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'autoroute 20 ou la 40? Lorsque vient le temps de relier Québec à Montréal, deux écoles s'affrontent. La 20 pour arriver plus vite ou la 40 pour combattre l'ennui. Choisissez votre clan!

LA 20: LA ROUTE DES VACANCES

La route des vacances. Voilà comment on pourrait qualifier l'autoroute 20 entre Montréal et Québec. Pourquoi? En raison de la largeur du paysage enjolivé par la présence de champs de maïs à perte de vue. Certains, qui sont évidemment de mauvaise foi, diront que la présence du magasin IKEA n'est pas ce que l'on pourrait qualifier de beauté de la nature. Bonne observation. Mais que celui ou celle qui n'a jamais éprouvé satisfaction en y faisant une halte jette la première pierre.

D'ailleurs, parlant d'arrêt, il est beaucoup plus facile d'en faire lorsque l'on emprunte la Transcanadienne que sur l'autoroute 40. Les haltes routières sont nombreuses et accessibles. Entre la métropole et la Vieille Capitale, on en compte huit de part et d'autre de la route. Et puis, il y a le mythique Madrid qui, sous son nouveau look 2.0, fait le bonheur de tous avec ses gigantesques dinosaures.

Et si les noms de Saint-Hyacinthe, Beloeil ou encore Drummondville n'évoquent pour vous que ces panneaux que vous croisez sur la route, il est temps de profiter de votre passage sur la 20 pour découvrir ces villes. En dehors de ce que l'on aperçoit de l'autoroute, celles-ci cachent de sympathiques centres-ville ou encore d'invitants marchés publics.

Les arguments de distance et de rapidité sont également non négligeables. En partant de Montréal (du Stade olympique au Château Frontenac), il est moins long de se rendre à Québec en empruntant la Transcanadienne qu'en roulant sur la toujours très achalandée et ennuyeuse 40. Et que dire de la vue qui s'offre à nous en arrivant près de la Vieille Capitale avec les deux ponts qui enjambent le fleuve? Encore cette sensation d'être en vacances qui revient. Est-il nécessaire, enfin, de spécifier que le film de Ricardo Trogi Québec-Montréal a été tourné sur la Transcanadienne et non sur la rive nord du fleuve? Tout est dit.

Maintenant, qu'attendez-vous pour vous afficher dignement - si ce n'est déjà fait - en tant que «fille ou gars» de la 20?

La fromagerie Lemaire s'avère une collation tout indiquée... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE) - image 2.0

Agrandir

La fromagerie Lemaire s'avère une collation tout indiquée pour la route.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Quelques faits saillants

> Distance: 245 km (du Stade olympique au Château Frontenac)

> Temps (sans bouchons): 2h39 (selon le site Googlemaps)

> Le beau point de vue: En roulant sur la Transcanadienne en direction Est, à la hauteur de Saint-Nicolas, on aperçoit au loin la ville de Québec et les deux ponts qui enjambent le fleuve.

> Un arrêt qui vaut le détour: Sous ses airs de ville qui n'a à offrir qu'une panoplie de restaurants de chaînes le long d'un boulevard peu attrayant, Saint-Hyacinthe abrite un petit centre-ville charmant. Le marché public ouvert à longueur d'année et la promenade Gérard-Côté qui permet aux piétons et aux cyclistes de longer la rivière Yamaska sont autant d'attraits qui font de l'endroit un lieu à découvrir, histoire de se dégourdir les jambes avant de reprendre la route.

> Un endroit où se ravitailler: Pour combler un petit creux ou encore pour compléter le pique-nique que l'on fera à destination, le fromage en grains de la fromagerie Lemaire, non loin de Drummondville, s'avère une collation tout indiquée pour la route. Il faut aussi repartir avec un sac de croustilles maison. 182, boul. Industriel (sortie 170, autoroute 20), Saint-Germain

Par la 40, on arrive beaucoup plus zen... (PHOTO STÉPHANE LESSARD, LA TRIBUNE) - image 3.0

Agrandir

Par la 40, on arrive beaucoup plus zen à destination, en passant par pointe Yamachiche.

PHOTO STÉPHANE LESSARD, LA TRIBUNE

LA 40 : LES ARBRES ET LA NATURE

Il y a ceux qui préfèrent les néons aux arbres. Les stations-service à la nature. Et ceux qui préfèrent emprunter l'autoroute 20 plutôt que la 40.

Car il faut être de mauvaise foi pour ne pas admettre que l'autoroute 20 a des airs de boulevard Taschereau avec sa longue enfilade de fast food, de postes d'essence et de commerces en tout genre (et souvent du genre plutôt moche) aux couleurs criardes, histoire d'attirer le plus possible l'attention du conducteur. L'amateur de la 40, lui, est plus souvent épargné par cette vilaine pollution visuelle, du moins sur ses dizaines de kilomètres bordés d'arbres. Avec un minimum d'imagination, on ne roule plus entre Montréal et Québec, mais dans le nord du pays ou dans un pays du Nord, roulant pour le plaisir de rouler, de s'évader.

Mais il est tout aussi faux de dire que la 40 n'est qu'un long corridor trop tranquille et qu'on s'y sent enfermé, faute d'ouverture sur l'horizon. Après Portneuf, la végétation change du tout au tout, offrant aux regards de magnifiques points de vue sur des campagnes verdoyantes, puis le majestueux fleuve Saint-Laurent. Le chemin du Roy est tout près: ce n'est pas pour rien qu'il est l'un des plus beaux du Québec, traversant tout un chapelet de coquets villages.

On ne pourra donc pas non plus accuser la 40 de manquer de bons points de ravitaillement! Certes, la halte routière est moins moderne que sur la 20, mais un cappuccino pris sur la terrasse d'un café de village lové au bord du fleuve est tellement plus agréable qu'un jus de chaussette de machine distributrice! Et puis, si certains pestent contre les quelques circonvolutions à faire aux abords de Trois-Rivières, il faut avouer que la ville arrive à point sur le trajet, pile à mi-chemin, qu'il devient urgent de se dégourdir les jambes ou d'avaler quelques calories. Et côté restaurants, il y en a pour tous les goûts: du plus haut de gamme dans le centre-ville, avec nappe blanche et tout le tralala, à celui dont la principale qualité est d'être près de la sortie et de servir ses repas en moins de temps qu'il n'en faut pour les commander.

Il est vrai que, en ce qui concerne les kilomètres, la 40 est légèrement désavantagée par rapport à sa rivale. Mais les automobilistes ont compris depuis longtemps qu'entre le point A et le point B, ce qui compte, ce n'est pas tellement la distance, mais la vitesse à laquelle on peut l'effectuer. Et, implicitement, le nombre de kilomètres de bouchons qu'il faudra affronter. Qui a emprunté récemment l'autoroute 20 sans rester coincé aux abords du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine? En passant par la 40, on s'évite non pas un, mais deux ponts, à la sortie de Montréal puis à l'entrée de Québec, et tout le trafic qui va avec. Avec la 40, on arrive aussi plus vite dans la basse-ville, le port ou le quartier Saint-Roch, par exemple.

Constat? On arrive beaucoup plus zen à destination. Et ça aussi, ça compte.

Le café de la place, à Cap-Santé, prépare... (PHOTO PASCAL RATTHÉ, COLLABORATION SPÉCIALE LA PRESSE) - image 4.0

Agrandir

Le café de la place, à Cap-Santé, prépare des cappucinos et une table d'hôte en soirée.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, COLLABORATION SPÉCIALE LA PRESSE

Quelques faits saillants

> Distance: 261 km (du Stade olympique au Château Frontenac)

> Temps (sans bouchons): 2h34 (selon le site Googlemaps)

> Le beau point de vue: À mi-chemin entre Trois-Rivières et Montréal, on croise l'un des plus importants refuges d'oiseaux migrateurs du Québec: la réserve de biosphère du lac Saint-Pierre. Même sans être un adepte de l'ornithologie, on restera difficilement insensible aux charmes de cet immense plan d'eau. Presque une mer intérieure!

> Un arrêt qui vaut le détour: Croiser une fromagerie sur le bord de l'autoroute n'a rien d'exceptionnel, c'est vrai. Mais en croiser une qui soit artisanale - et non industrielle - et parmi les meilleures de la province, voilà qui mérite un détour de quelques kilomètres. La fromagerie de Grondines est aussi l'une des rares qui travaillent encore avec du lait cru, avec le lait des vaches élevées sur place.

> Un endroit où se ravitailler: Bonheur: un endroit où l'on ne sert pas le café dans un énorme gobelet de carton, sans plus de goût que la crème et le sucre qu'on y mettra machinalement. Le café de la place, à Cap-Santé, prépare de vrais cappuccinos, des sandwichs et des salades le midi avec des aliments frais, et offre même une table d'hôte plus élaborée le soir. Oui, le service est moins rapide que dans une commande au volant, mais tellement courtois. Et que dire de la vue sur l'église patrimoniale du village, avec le fleuve Saint-Laurent en toile de fond?

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Voyage

Tous les plus populaires de la section Voyage
sur Lapresse.ca
»

publicité

Destinations

Asie Europe Afrique Amérique latine Océanie États-unis Canada Québec

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer