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Vélo «mollo» dans un secteur tranquille

Tout le monde connaît le parc linéaire du P'tit train du Nord. Mais les... (Photo Simon Diotte. collaboration spéciale)

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Photo Simon Diotte. collaboration spéciale

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Simon Diotte
Simon Diotte
La Presse

(Morin Heights) Tout le monde connaît le parc linéaire du P'tit train du Nord. Mais les Pays-d'en-Haut ne possèdent pas qu'un seul parc linéaire. Une autre ancienne voie ferrée, celle du CN, reliant Morin-Heights à Saint-Rémi-d'Amherst, a été convertie en piste cyclable dans les années 90. Sur les 58 km de son parcours, le parc du Corridor aérobique nous révèle une autre facette des Laurentides, mêlant grande nature sauvage et paysage champêtre.

Le parc du Corridor aérobique, c'est tout le contraire du parc linéaire du P'tit train du Nord. La majorité de son tracé est très peu fréquenté, les services en chemin, comme les auberges et les restaurants, se font rares tandis que sa surface de roulement alterne entre poussière de roche, gravier, herbe et sable faiblement compacté. Pour cette raison, on s'y aventure en vélo hybride ou vélo de montagne, à un rythme beaucoup plus lent et en y déployant beaucoup plus d'efforts que sur une piste asphaltée. Le parcourir au complet en une seule journée représente un bon défi physique.

Dans sa première partie de 8,7 km, de Morin-Heights à Montfort (où se trouve un centre communautaire avec toilettes), la piste s'apparente à un grand tunnel percé dans la forêt. En profitant du couvert forestier, on pédale sur de la poussière de roche, croisant plusieurs sentiers de vélo de montagne et haltes charmantes près de ruisseaux ou de lacs. Dans cette portion, la piste sert autant aux cyclistes qu'aux marcheurs.

Montant graduellement, on profite de plusieurs beaux points de vue, dont celui spectaculaire du lac Chevreuil. Si vous voulez faire une sortie familiale, c'est la section idéale. En retournant sur vos pas, vous redescendrez sans cesse jusqu'au kilomètre 0, ce qui vous offrira une belle récompense. Ce sont les kilomètres les plus fréquentés et les mieux entretenus du parc. Par la suite, l'affluence fond comme neige au soleil. Même par beau temps, nous n'avons croisé aucun autre cycliste.

Au kilomètre 22, on arrive au hameau du Lac-des-Seize-Îles, qui fait face à un plan d'eau majestueux de sept kilomètres de long où survit, avec son magasin général, le charme d'une station de villégiature d'antan. L'endroit vaut une halte, avec sa plage publique, sa pergola et son casse-croûte étonnant qui sert, en plus des trios burger-poutine-hot-dogs, des plats asiatiques savoureux, comme des rouleaux printaniers et des nouilles.

La balade se poursuit jusqu'au lac des Pins, d'une grande beauté, que la piste cyclable domine. Malheureusement, une barrière bloque le chemin au kilomètre 24. Pourquoi? Trois propriétaires de chalets revendiquent le droit de propriété sur cette ancienne emprise ferroviaire, abandonnée depuis 1962. Le ministère des Transports du Québec, qui possède les titres de propriété sur la totalité du parcours, tente de trouver une solution à ce litige. La MRC des Laurentides espère un dénouement, au plus tard, en 2013.

Un coup de coeur

Devant cet obstacle, il existe deux options: retourner sur vos pas ou faire une courte balade sur la route 364, très passante cependant. Il n'est pas recommandé d'y aller avec des enfants, mais des adultes peuvent s'en sortir sans égratignure. Par la suite, de Montcalm (kilomètre 31) jusqu'à Arundel (kilomètre 39), le parc longe la route, traversant des champs agricoles et un élevage de cerfs.

Mais pour une balade vraiment mémorable, la dernière portion jusqu'à Amherst vaut assurément le coup. Sur des kilomètres et des kilomètres, la piste épouse les contours de l'impétueuse rivière Rouge. Difficile de résister à une pause au bord de l'eau, au pied des rapides, sur ses rives sablonneuses, dont plusieurs sont faciles d'accès.

Puis, l'enchantement ultime survient lorsqu'on traverse un vieux pont ferroviaire métallique enjambant la rivière. À partir de son tablier, on profite de jolis panoramas qui restent longtemps collés sur la rétine. Mon coup de coeur. On plonge ensuite dans des vallons verdoyants, où les vaches deviennent nos uniques compagnons. Le charme opère.

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