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L'île d'Elbe au rythme de Napoléon

  • L'empereur, dans sa célèbre redingote grise, est arrivé dans l'après-midi à Portoferraio, au son du canon et sous les vivats de centaines de personnes. (AFP)

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    L'empereur, dans sa célèbre redingote grise, est arrivé dans l'après-midi à Portoferraio, au son du canon et sous les vivats de centaines de personnes.

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  • Pour tous, le séjour sur l'île d'Elbe de Napoléon est un symbole fort car c'est ici que l'empereur prépara son retour en France en mars 1815, qui conduira aux Cent-Jours, avant la chute finale de l'Aigle. (AFP)

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    Pour tous, le séjour sur l'île d'Elbe de Napoléon est un symbole fort car c'est ici que l'empereur prépara son retour en France en mars 1815, qui conduira aux Cent-Jours, avant la chute finale de l'Aigle.

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  • Sur le port, devant la frégate «La Grâce» - reconstitution à l'identique d'un bateau du XVIIIe siècle à l'équipage tchèque -, quelques soldats sont au repos, leurs baïonnettes posées au sol. (AFP)

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    Sur le port, devant la frégate «La Grâce» - reconstitution à l'identique d'un bateau du XVIIIe siècle à l'équipage tchèque -, quelques soldats sont au repos, leurs baïonnettes posées au sol.

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  • Dès le matin, élégantes en robes Empire, hommes portant redingote et bicorne, soldats en uniforme parcouraient les rues de Portoferraio, le port principal de l'île. (AFP)

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  • Pour Roberto Colla, 59 ans, originaire de Parme (centre) et l'un des quatre «Napoléon» officiels, l'important pour incarner un «bon» empereur, est d'être «humble», même s'il avoue avoir «copié» celui qu'il considère comme «le plus grand» d'entre eux, Rod Steiger («Waterloo» de Sergueï Bondartchouk, 1970). (AFP)

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    Pour Roberto Colla, 59 ans, originaire de Parme (centre) et l'un des quatre «Napoléon» officiels, l'important pour incarner un «bon» empereur, est d'être «humble», même s'il avoue avoir «copié» celui qu'il considère comme «le plus grand» d'entre eux, Rod Steiger («Waterloo» de Sergueï Bondartchouk, 1970).

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Agence France-Presse

«Vive l'Empereur!»: les habitants de l'île toscane d'Elbe, en tenue d'époque, ont fêté dimanche l'arrivée de Napoléon en 1814 sur leurs terres, il y a 200 ans, prélude à dix mois de célébrations d'un séjour qui encore aujourd'hui marque leur quotidien. Les festivités se poursuivent tout l'été et les  célébrations culmineront le 26 février 2015.

Dès le matin, élégantes en robes Empire, hommes portant redingote et bicorne, soldats en uniforme parcouraient les rues de Portoferraio, le port principal de l'île.

Venue de Londres, Ann Cockerton, passionnée de l'époque, diplômée d'histoire - elle est également fan de Jane Austen - explique avoir cousu elle-même sa robe au large décolleté.

«Cette atmosphère, on s'y croirait, comme si l'empereur était vivant. Voir ces militaires patrouiller dans les rues, c'est comme si on revenait en arrière. C'est très excitant», confie l'Anglaise en visitant la «Villa dei Mulini», résidence officielle de Napoléon.

Comme elle, les quelque 400 figurants venus de toute l'Europe se prêtent de bonne grâce aux photos souvenirs.

«J'aime être habillée comme à l'époque. On vit l'Histoire, c'est merveilleux. Et les gens aiment ça, c'est génial de voir comment ils sont impressionnés», explique Miss Cockerton en se protégeant du soleil avec son ombrelle.

Sur le port, devant la frégate «La Grâce» - reconstitution à l'identique d'un bateau du XVIIIe siècle à l'équipage tchèque -, quelques soldats sont au repos, leurs baïonnettes posées au sol.

Parmi eux, Serge, un caporal de Boulogne-sur-Mer (France) de 42 ans fait partie, comme Maxime, simple soldat de 23 ans né à Namur (Belgique), de l'association «Le huitième de ligne», en charge de la reconstitution de la bataille de Waterloo, à laquelle participeront l'an prochain entre 5000 et 7000 soldats.

«J'ai commencé à 17 ans pour m'amuser, pour la beauté de l'uniforme, puis je me suis pris au jeu, je suis devenu passionné d'Histoire», affirme Serge à l'AFP, en expliquant le maniement de son arme.

Tous deux, précisant que leur équipement a coûté «2000 euros», soulignent que «participer à un bicentenaire, comme aujourd'hui, c'est l'apothéose».

Pour tous, le séjour sur l'île d'Elbe de Napoléon est un symbole fort car c'est ici que l'empereur prépara son retour en France en mars 1815, qui conduira aux Cent-Jours, avant la chute finale de l'Aigle.

Sous l'oeil d'un drone

À son abdication en avril 1814, on lui propose de choisir entre Corfou, la Corse et Elbe. Il choisit cette dernière, «probablement en raison de sa situation géographique - proche du continent - et de sa taille - plus facile à contrôler», explique à l'AFP Gloria Peria, historienne de l'île et directrice des archives d'Elbe.

«Sa préoccupation majeure était alors de ne pas être assassiné», rappelle-t-elle.

L'île est alors propriété française depuis 1802 et la paix d'Amiens. «La législation française - code civil, divorce - y entre alors en vigueur», souligne Mme Peria, et celui qui n'est alors que Premier Consul lui apporte ses premières améliorations.

Pendant son séjour, l'empereur développera ces infrastructures: routes, hôpital, écoles, théâtre...

«Les habitants de l'île ont reçu de leurs ancêtres un souvenir très agréable de Napoléon, on peut même parler d'affection. À son départ, Elbe était entrée dans la modernité», résume l'historienne.

L'empereur, dans sa célèbre redingote grise, est arrivé dans l'après-midi à Portoferraio, au son du canon et sous les vivats de centaines de personnes. Sous l'oeil anachronique d'un drone, accueilli par ses grenadiers et les notables locaux, qui lui ont remis symboliquement les clefs de l'île, il en a pris officiellement possession.

Pour Roberto Colla, 59 ans, originaire de Parme (centre) et l'un des quatre «Napoléon» officiels, l'important pour incarner un «bon» empereur, est d'être «humble», même s'il avoue avoir «copié» celui qu'il considère comme «le plus grand» d'entre eux, Rod Steiger («Waterloo» de Sergueï Bondartchouk, 1970).

Lui qui a commencé comme simple voltigeur, et possède plus de 600 ouvrages sur l'empereur, aime à rappeler que Napoléon «restait avec ses soldats, il était l'un des leurs».

Et puis, sourit-il, «je suis petit également, et nous étions italiens tous les deux !»

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    Pour Roberto Colla, 59 ans, originaire de Parme (centre) et l'un des quatre «Napoléon» officiels, l'important pour incarner un «bon» empereur, est d'être «humble», même s'il avoue avoir «copié» celui qu'il considère comme «le plus grand» d'entre eux, Rod Steiger («Waterloo» de Sergueï Bondartchouk, 1970).