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La France espère 100 millions de touristes étrangers en 2020

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Le mont Saint-Michel, en Normandie, haut lieu du tourisme en France.

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Françoise Kadri
Agence France-Presse
Paris

Le secrétaire d'État au tourisme Matthias Fekl a maintenu l'objectif de 100 millions de touristes étrangers en France en 2020, en inaugurant mardi le salon Top Resa, et tenté d'insuffler de l'enthousiasme dans un secteur économique «fondamental», durement frappé par les attentats.

Malgré une chute de 7% des arrivées internationales depuis le début de l'année, M. Fekl s'est voulu optimiste.

«Contrairement à d'autres pays victimes d'attentats où le tourisme s'est arrêté purement et simplement, la France a connu une baisse mais ce n'est pas la fin de la fréquentation touristique, les touristes étrangers continuent de venir».

Selon lui, les difficultés sont «concentrées sur Paris, l'Île de France, les destinations proches et la Côte d'Azur».

Il a souligné la «mobilisation de toute la diplomatie économique française», à travers une délivrance accélérée des visas (48 heures la plupart du temps) et des déplacements des ministres en charge du tourisme pour «présenter le meilleur visage possible de la France».

M. Fekl a jugé indispensable d'expliquer «la réalité de la situation car il y a parfois des incompréhensions avec des touristes qui pensent qu'ils vont passer de mauvaises vacances en France».

M. Fekl sera d'ailleurs à Macao en octobre pour un forum mondial sur le tourisme dont la France sera l'invitée d'honneur, ce qui signifie à ses yeux que «le vivre à la française, notre gastronomie, notre patrimoine» continuent d'attirer.

Pour Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du voyage (ex SNAV, syndicat des agents de voyages), parvenir à 100 millions de touristes étrangers par an est «un challenge compliqué».

«Je crains que l'impact des attentats ne donne l'image d'un pays peu sûr. De loin, le plan vigipirate est perçu comme un couvre-feu», a dit M. Mas à l'AFP.

Hôteliers «déprimés»

Le risque aussi c'est que les attaques terroristes du 13 novembre à Paris et du 14 juillet à Nice, aient un «impact long». «Tout dépendra de ce qu'il se passe, s'il n'y a plus rien, alors ce sera comme pour le 11 septembre 2001 aux États-Unis, ou les attaques à Madrid quand le tourisme était reparti après trois/quatre mois», a-t-il estimé.

Mais «aucun pays touristique majeur n'a subi trois attentats successifs dont deux visant des zones touristiques», a remarqué M. Mas, en soulignant combien les hôteliers parisiens sont «déprimés».

M. Fekl a énuméré les aides déjà débloquées pour le secteur: 10 millions d'euros pour promouvoir la destination France, 1 milliard d'euros venant de la Caisse des dépôts et Bpifrance pour des investissements dans une montée en gamme de l'hôtellerie, la diversification de l'offre (oenotourisme, tourisme vert), etc...

Le tourisme représente 8% de la richesse nationale et 2 millions d'emplois directs et indirects, a rappelé M. Fekl. En 2015, l'Hexagone a reçu 85 millions de visiteurs internationaux.

Après le comité d'urgence économique qui s'est tenu le 13 septembre autour du ministre de tutelle, Jean-Marc Ayrault, un comité interministériel sera présidé par le Premier ministre Manuel Valls à la mi-octobre et une grande conférence sur le tourisme aura lieu avant la fin de l'année.

«Les aides (allègements de charge, report de remboursements de crédits, ndlr) c'est quelque chose de temporaire, il faut des voyageurs», a souligné M. Mas, en soulignant que les hôteliers «subissent à la fois l'impact des attentats et la concurrence de l'économie collaborative, et de sites comme Airbnb».

Le salon Top Resa réunit jusqu'à vendredi plus de 31 000 professionnels avec 166 destinations représentées.

Parmi les plus prisées, M. Mas a souligné «la très forte montée en puissance de l'Iran, seul pays musulman où les Français ont envie d'aller». Son attrait s'explique parce que «longtemps on n'a pas pu y voyager et que culturellement c'est un pays très intéressant qui remplace l'Égypte».

M. Mas a également cité le Costa Rica «pour la recherche de la nature, le côté écolo», et Cuba où il faut s'appuyer, selon lui, sur un tour opérateur en raison de problèmes de «surbooking» dans l'hébergement.

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