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Où manger en août à Paris?

Voilà 15 ans maintenant que le chef Alain... (Photo JEAN-FRANCOIS MONIER, AFP)

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Voilà 15 ans maintenant que le chef Alain Passard, triple étoilé, cultive ses propres légumes dans ses propres potagers pour approvisionner son restaurant.

Photo JEAN-FRANCOIS MONIER, AFP

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(PARIS) « Mais bien sûr que je reste ouvert en août ! », lance Alain Passard, grand maître du restaurant L'Arpège, chef étoilé culte, roi des légumes. « Sinon, dites-moi ce que je ferais de mes tomates ! »

Passard n'est pas le seul à rester ouvert, mais il ne fait pas partie non plus d'un groupe gigantesque. Le génial Septime fait une pause, Servan et Clamato aussi, tout comme la Cave à Michel et la Buvette, toutes des adresses que j'adore. À Paris, c'est comme ça chaque année. En août, même si les touristes envahissent la ville, les Français, eux, partent vers la campagne, la mer, la montagne. Résultat: bien des restaurants qu'on aurait tant aimé essayer sont fermés.

Le mois de juillet n'est pas terminé et déjà les commerces préviennent leurs clients qu'ils se préparent à partir en vacances.

«Pas moi!», précise Yves Camdeborde, chef culte de la bistronomie, dont le Comptoir du Relais et l'Avant Comptoir restent ouverts. «J'aime cette période, il y a moins de pression, c'est plus zen, plus détendu, ça fait du bien, on aime ça!»

Il n'est pas le seul à penser ainsi. On me dit d'essayer Les Deux Amis, Auberge Flora, Chatomat, le Mary Céleste, qui ne prennent pas de vacances... J'irai et je vous en redonnerai des nouvelles. En attendant, voici quelques adresses dont je peux vous dire qu'elles sont super et qu'elles seront ouvertes en août!

Des restos ethniques cool

Miznon, dans le Marais

22, rue des Écouffes

Adorable petit comptoir de cuisine minute israélienne un peu chaotique, hyper convivial, à prix raisonnables. Pensez chou-fleur grillé, kebabs, artichauts tout simples à la vinaigrette au sésame, ratatouille aux oeufs. Coup de coeur.

Hero

289, rue Saint-Denis, à deux pas de la station de métro Strasbourg-Saint-Denis, presque au pied de la magnifique porte Saint-Denis

Chez Hero, on mange de la cuisine asiatique éclatée tendance coréenne: poulet frit, salade de méduse, haricots au sésame, kimchi... Grande table extérieure pour manger dans la rue au frais, atmosphère survoltée à l'intérieur. Si on est seul, on mange au bar. Savoureux et charmant.

Ober Mamma

107, boulevard Richard-Lenoir

Ici, on est un peu comme à New York, un peu comme en Italie, d'où sont importés tous les produits. C'est tellement italien que même le café est délicieux, chose trop rare à Paris. La salle est immense, mais toujours bondée, on ne prend pas les réservations et il y a un buzz de folie. Pour voir et se faire voir. Et manger de la burrata et des pâtes impeccables.

De grands tables chics

L'Arpège

84, rue de Varenne

Voilà 15 ans maintenant que le chef Alain Passard, triple étoilé, cultive ses propres légumes dans ses propres potagers pour approvisionner son restaurant. Résultat: une cuisine créative légère et allumée, hyper naturelle, jamais banale. Le tout a un prix: élevé.

Le Laurent

41, avenue Gabriel

La classe politique sera peut-être en vacances en août, mais si elle ne l'est pas, c'est là qu'elle ira déjeuner, dans un magnifique jardin en retrait de la rue Matignon, à deux pas des Champs-Élysées. Journalistes, personnalités des affaires et de la politique aiment cet endroit qui ressemble à une oasis. Cuisine splendide.

Hélène Darroze

4, rue d'Assas

Une grande table du 6e où on déguste une version hyper raffinée de la cuisine du Sud-Ouest, et des Landes, d'où vient cette grande dame. Pensez baba à l'armagnac, foie gras, cèpes, agneau de lait, jambon de Bayonne...

Les nouveaux classiques

Le Chateaubriand

129, avenue Parmentier

C'est ici qu'oeuvrent le grand chef Iñaki Aizpitarte, son acolyte Laurent Cabut et le génie sommelier Sébastien Chatillon. Ambiance déjantée, personnel éclectique, menu unique à prendre ou à laisser, sentiment d'être au «studio 54 de la gastronomie des années 2010», pour reprendre l'expression du guide français Le Fooding. Chaque fois, la magie opère, c'est délicieux, surprenant et les vins pour accompagner le tout sont à la fois naturels et délicieux. On adore

Le Comptoir du relai

9, Carrefour de l'Odéon

Yves Camdeborde, le chef originaire du Sud-Ouest qui a lancé un vaste mouvement de modernisation de la restauration française pour la rendre plus accessible, plus conviviale, avec des petites tables simples, mais créatives, adore le mois d'août. Son Comptoir du Relais, dans le 6e, reste donc ouvert et propose ses classiques français revus et visités comme la daube de boeuf au cacao. À essayer. Aussi, si on veut juste le meilleur jambon-beurre ou un petit plat de légumes avec un verre de vin, à grignoter debout, on va à l'Avant Comptoir, à la porte d'à côté.

La Régalade conservatoire

9, rue du Conservatoire

Le premier restaurant de Camdeborde fut La Régalade, dans le 14e, établissement depuis racheté par le chef Bruno Doucet, qui a multiplié l'adresse, en gardant le concept: un menu savoureux et créatif à la française, pas cher. Une Régalade garde le fort pendant tout le mois d'août, celle qui est attachée à l'hôtel de Nell, dans le 9e.

Au Passage

1 bis, passage Saint-Sébastien

Une autre des adresses du 11e où on mange de la cuisine créative allumée, inspirée du terroir français et de ses produits, mais branchée sur le monde, pour des prix qui ressemblent tout à fait à ceux de Montréal. À noter, après 21 h 30, on accueille les clients sans réservation. Adorable.

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